|Mylene Doublet O’Kane est Israélienne, diplômée en Philosophie, professeure et analyste en géopolitique

|Extraits d’interview – UTC +3, 26 Jan 2019

Q :Quel regard portez-vous sur les événements agitant actuellement la France ?

Mylene Doublet O’Kane: On a tenté de convaincre les Français qu’ils étaient le peuple du roman. Or, si la formule est juste tant l’excellence en littérature classique appartiendra sans doute toujours à la France, cela n’a jamais voulu signifier qu’il fallait leur raconter des histoires tentant de pervertir leur capacité d’appropriation du réel. L’ère dans laquelle nous sommes entrés ne les rend plus ni intellectuellement ni émotionnellement, ni technologiquement soutenables. Ce cycle est inexorablement parvenu à son terme. L’ère des idéologies” est définitivement morte, et c’est la physique quantique qui aura eu la peau des mauvaises idoles. Sans le savoir, à travers le combat des Gilets Jaunes pour le droit à la vie dans la dignité humaine face à des hausses de taxes devenues proprement insupportables au seul profit d’intérêts particuliers, les Français ont en réalité mis le doigt sur un système de dominance globale en train de s’effondrer à une vitesse exponentielle.

De quelle nature est composée cette architecture privée qui s’écroule? Pourquoi est-elle effectivement neutralisée? Quelles conséquences pour le modèle ontologique? Telles sont, en effet, les questions simples mais fondamentales auxquelles il convient de répondre.


  1. 4e RÉVOLUTION INDUSTRIELLE : ÉNERGIE AD INFINITUM
  2. SUPÉRIORITÉ AÉROSPATIALE – APPLICATIONS MILITAIRES
  3. SUPÉRIORITÉ AÉROSPATIALE – APPLICATIONS CIVILES

Commençons donc par acter la supériorité de l’avance technologique Russo-Chinoise à 3 plans par le bref commentaire d’un événement ayant ouvert l’année 2019 et dont l’implicite incluant des prouesses technologiques aérospatiales ont une portée  révolutionnaire pour le modèle ontologique. Une coopération entre Chine et Russie aboutissant à l’alunissage récent de Chang’e-4 et de son rover Yutu-2 rend en effet désormais manifeste trois supériorités Russo-Chinoises :

1-/ D’une part, sur la 4e révolution industrielle avec une source d’énergie renouvelable ad infinitum (énergie thermonucléaire par la fusion- non la fission- de l’atome) passant par la collecte et extraction minière sino-russe de l’Hélium-3 disponible sur la Lune en surface et dans les couches souterraines supérieures. A partir de 2021,  des opérations largement confiées à l’intelligence artificielle robotique et la construction d’une base lunaire avec interaction humaine de surveillance sur le mode ponctuel rotatif entameront le processus qui rapportera sur Terre les quantités d’hélium-3 (He-3) nécessaires à la production de cette énergie “immortelle” disponible dans moins de 25 ans dont les impacts négatifs sont quasi-nuls aux plans environnemental, risques technologiques et caractère nocif des déchets (Hélium3 et Hélium4) en contraste radical avec l’actuelle production d’énergie nucléaire par fission de l’atome. L’Hydrogène gelé lunaire est également une convoitise supplémentaire mais pour demeurer sur l’hélium

 l’approvisionnement et distribution équitables des continents habités en Hélium-3, nécessaire à la fusion thermonucléaire par les nouvelles générations de centrales atomiques dédiées, correspondent à une renaissance ou immortalité humaine au plan de ses capacités à renouveler son énergie de manière soutenable ou éco-compatible.

En d’autres termes, le long cycle économique des 2e et 3e révolutions industrielles à base d’énergies hydrocarbonées (charbon et pétrole respectivement) est sur le point de s’achever avec une courte phase de transition privilégiant la consommation énergétique à base de LNG (gaz naturel liquéfié) autrement dénommée “clean energy”. En d’autres termes encore, tandis que la Chine réalisant une industrialisation retardée est devenue la 1e nation importatrice d’énergie et que les États-Unis en sont devenus le 1er exportateur mondial; Beijing et Moscou sont définitivement positionnés à la tête de la 4e révolution industrielle au plan de la suffisance énergétique pour l’humanité.

2/ D’autre part et par lien direct causal, ce partenariat Russie-Chine acte implicitement une supériorité au plan de l’avancée technologique aérospatiale. D’un point de vue scientifique,  la Russie- de façon sans doute encore plus critique que la Chine- détient le leadership sur ce que l’on nomme un GNSS ou système global de navigation satellitaire. Or, la supériorité d’une constellation satellitaire au plan de ses applications aérospatiales-militaires détermine également la supériorité de ses applications dans le domaine civil.

3/ De fait, le 3e plan de supériorité indique nécessairement que Beijing et Moscou sont aussi les leaders du passage de l’ère IT à celle de l’AI (Intelligence artificielle/robotique).

Par conséquent, à travers ou au-delà de ce que l’on nomme vulgairement une “trade war” (guerre économique) entre Beijing et Washington, c’est la réalité de la fin de la Pax Americana et l’entrée dans une Pax Sinica (Paix chinoise) qu’il faut entendre, avec pour conséquences évidentes le caractère obsolète des équilibres géopolitiques tels que posés à Yalta en 1945. Si l’on peut souligner la remarquable qualité d’anticipation et le réalisme du Président Américain Donald J. Trump, lequel tentant de résorber le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine négocie actuellement avec Beijing les termes économiques les plus avantageux pour les États-Unis passant par la vente de quantités d’un mix énergétique largement composé de LNG (Liquefied Natural Gas ou gaz naturel liquéfié) -“clean energy” tout en essayant d’étouffer la compétitivité des autres concurrents producteurs tels que rassemblés au sein de l’OPEP (1973) n’incluant pas la Russie (format OPEP +), il s’agit fondamentalement pour celui-ci de tirer les conséquences d’un avantage absolu lié à une monnaie commerciale globale (le dollar) définitivement neutralisé dont la survie dépendait en large mesure de la conservation de l’avance technologique. (Plus tard dans le propos, nous reviendrons sur le phénomène du blockchain expliquant, l’un des mtifs de la neutralisation définitive).

Ainsi, lorsqu’il affirme publiquement: “la FED est l’ennemie du peuple”; c’est précisément à la fois l’aveu et la dénonciation de la neutralisation d’un système financier privé dont l’ambition de dominance globale par la captation des ressources énergétiques et minérales du monde avait pris en otage les Américains et leur démocratie, puis l’ensemble des nations souveraines en retirant d’abord la souveraineté nationale au peuple américain sur sa monnaie en 1913, tandis que contraignant la plupart des nations au dollar comme monnaie de réserve et moyen de paiement quasi incontournable de leurs échanges commerciaux à partir de 1973, via le SWIFT system. Nous reviendrons également, je suppose, largement en détail sur ce point plus tard dans l’interview ; tant les Français ont non seulement le droit souverain mais le devoir national de comprendre pourquoi ils en sont arrivés là. Or, il est impossible de reprendre son destin en main en étant la victime permanente d’idéologies abandonnant la conscience au gré de théories économiques et visions ontologiques oscillant perpétuellement entre solennelle imbécillité et mauvaise foi des êtres inauthentiques vivant des miettes qu’accordent la “servitude volontaire”– pour reprendre le mot d’Étienne de la Boétie.

Pour l’instant, convenons ensemble que si Donald John Trump s’inscrit dans la lignée de certains de ses prédécesseurs – du Président Andrew Jackson (XIXe siècle) au Président Ronald Reagan en passant par F.D. Roosevelt- lesquels avaient soit résisté pour le premier, soit tenté de rendre aux Américains leur souveraineté sur leur monnaie nationale privatisée par un consortium d’intérêts particuliers en 1913 pour sa partie contemporaine formalisée et sur lequel nous reviendrons forcément dans la suite du propos – alors le 45e Président des États-Unis entrera dans l’histoire comme le digne prolongement du 35e Président des États-Unis d’Amérique, John Fitzgerald Kennedy, lequel aura perdu la vie en lançant l’émission de Billets de $2 et $5 marqués du sceau de la banque NATIONALE des États-Unis d’Amérique. Au-delà des aberrations intellectuelles par lesquelles la conscience française a été endoctrinée pendant six décennies, c’est dans ce défi ou “Nouvelle frontière- New Frontier” qu’il fallait saisir le sens même de la tentative d’affranchissement définitif du peuple américain par JFK; désormais à portée. Autrement dit, loin d’envisager la Chine comme l’ennemi à détruire parce que les “États-Unis” n’en ont simplement plus les moyens (directement liés à un abysse technologique et à la perte de l’avantage absolu d’une monnaie “hégémonique”), le formidable effort du Président Donald John Trump est d’abord celui d’une lucidité le portant à orienter sa politique sur la meilleure négociation des termes d’une passation de pouvoir entre Washington et Beijing redéfinissant, de fait,  les nouvelles frontières d’influence géopolitique, zones économiques de développement ou même peut-être un modèle fondé sur des partenariats tous azimuts jetant, par-delà les idéologies obsolètes, les passerelles entre civilisations respectées au sein de leurs espaces continentaux, souverainetés nationales et intégrités territoriales respectives. Le monde est donc entré dans une nouvelle transition d’époque qui au cours de l’histoire s’est toujours accompagnée de changements de paradigmes. Au plan superficiel ou peu fouillé de l’appropriation du réel, ce basculement fondamental entre monde unipolaire (Pax Americana) et multipolaire (Pax Sinica) se traduit effectivement par l’actuelle “trade war”.

Q : En quel sens entendez-vous cette révolution quantique “qui aura eu la peau des mauvaises idoles”, pour vous citer?

  1. CONSTELLATIONS GNSS APPLICATIONS MILITAIRES / APPLICATIONS CIVILES
  2. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE – INTERNET OF THINGS (loT) ET CONSÉQUENCES SUR LE MODÈLE SOCIAL
  3. FAUT-IL DÉMOCRATISER l’IA? JUSQU’À QUEL POINT ?

MDOK: Pour donner un peu de contexte, certaines particules dipôles de l’univers –disons atomiques- constituant chacune à la fois un point fixe mais également une infinité de trajectoires virtuellescommuniquent entre elles et se repositionnent l’une en fonction de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare dans l’univers et de telle sorte que leur somme est toujours égale à zéro. Cette communication  s’opère par champs électromagnétiques et à la vitesse constante de la lumière. .

Or, on a pu remarquer que ce repositionnement ou communication “invisible” place systématiquement l’observateur devant le fait accompli. Chaque fois que l’autre, dans ce couple de particules, est géo-localisé, il est trop tard. Les prédictions sur ses potentialités de trajectoires pouvaient se projeter non pas partout, mais n’importe où dans l’univers. Pourtant et chaque fois, il est rigoureusement impossible de prédire ou détecter la trajectoire empruntée avant que cette seconde particule ne soit géo-localisée. Autrement dit, la communication entre ces deux particules va plus vite que la capacité de la détecter/ intercepter. De là, il en résulte que l’univers pourrait s’apparenter à une horloge déréglée réarrangeant ses particules en permanence en prévision d’événements futurs.

C’est cette communication en temps réel qui est à l’origine de la véritable révolution. Dès lors, la communication entre deux objets connectés l’un à l’autre devient invisible (par ondes/champs magnétiques-fréquences de signal radio) et se propage à de telles vitesses ou de telle sorte que le message (ex: un ordre) devient impossible à intercepter ou corrompre avant qu’il ne soit délivré.

A présent, décidons que l’une des deux particules communicantes soit un satellite militaire gravitant en orbite autour de la terre depuis l’espace proche (outer space). Décidons que l’autre particule soit un avion et/ou missile au sol avec une technologie embarquée inscrivant les trois objets dans un champ magnétique commun, tel qu’avion et/ou missile réagiront et se repositionneront en fonction du  message transmis par le satellite. Eu égard à ce que nous venons de dire, il en résulte que le missile sol-sol ou air-sol guidé à distance ou largué depuis l’avion atteindra sa cible avant même que sa géolocalisation ne soit déterminée. Il en va de même pour tout tank armé, bâtiment naval armé ou tout élément connecté au satellite. Précisons maintenant qu’il n’existe pas un seul satellite militaire, mais plutôt des constellations concurrentes appelées Systèmes satellitaires de navigation globale.

Autrement dit, cette révolution quantique amorcée au début des années 1960 en Russie peut tenir en 4 mots : Systèmes satellitaires de navigation globale ou GNSS (global navigational sattelite systems). Ce sont des constellations concurrentes de satellites orbitant dans les couches plus ou moins hautes/denses de l’espace proche (outer space) offrant d’une part, des applications aérospatiales-militaires et d’autre part, des applications civiles.

Signalons désormais qu’à côté de constellations satellitaires de couverture régionale pouvant, le cas échéant, être intégrées à l’un des GNSS alliés d’un certain bord géopolitique ou d’un autre (ex: INRSS- Inde), il existe aujourd’hui 4 GNSS de couverture globale. Ceux-ci sont NASA-GPS (États-Unis)/ GLONASS (Russie)/ Beidou BDS (Chine) et ESA-Galileo (Europe), avec pour cette dernière constellation GNSS des restrictions théoriques quant à ses applications militaires eu égard à son intégration dans l’OTAN dont le haut commandement est strictement “encadré” par les “États-Unis”.

 

La Communication entre les objets connectés grâce à leurs relais satellitaires – autrement dit, entre espace et espaces aériens, terrestres et maritimes (ex : avions, sous-marins, flottes de surface dont porte-avions, tanks, missiles  etc.) mais également dans le domaine civil (ordinateurs, tablettes, smartphones, TV connectées, GPS embarqués…) est donc un mot-clé. Tous ces objets équipés de capteurs représentent des réseaux intégrés connectés reliés à un réseau satellitaire par champs magnétiques et des fréquences de signal radio.

De fait, 4 facteurs ont un rôle déterminant en termes de supériorité du GNSS. Il s’agira de la vitesse, la précision de calcul trajectoire/cible (par exemple, entre le satellite relié aux capteurs d’un avion larguant un missile dont les propres capteurs peuvent également être semi-guidés, voire autonomes), l’invisibilité et l’imperméabilité (sécurité) des messages transmis entre appareils via la constellation satellitaire.

Pour résumer, chacune de ces constellations de satellites jouit d’une part, d’applications aérospatialesmilitaires (satellites militaires placés en orbite); D’autre part, d’applications civiles (satellites dédiés) encadrant l’ensemble des informations (Big data) ou messages civils véhiculés par des appareils dits “smart”; car en permanence connectés à une constellation satellitaire (données bancaires, transactions financières, données personnelles y compris émotionnelles, génétiques collectées par ordinateurs, smartphones (ex : via réseaux sociaux), appareils domestiques connectés éteints ou pas, GPS embarqués dans les véhicules, bornes de recharge internet, transports en commun au sein des “smart”-cities, dispositifs de surveillance (ex: IMSI catchers, caméras biométriques, capteurs de reconnaissance digitale, rétinienne, faciale, capteurs sous le sol détecteurs de mouvement, thermique, géolocalisation par triangulation etc. Ces appareils constituent un ensemble de réseaux dits, intégrés, à un Global navigational sattelite system ou GNSS. Or, s’il est possible de tenter de perturber les communications des constellations “ennemies” par  brouillage des signaux (jamming) ou saturation du système (ex : attaques groupées OTAN agrégeant des tirs de missiles embarqués depuis des appareils maritimes, aériens, terrestres de l’OTAN),  un point fondamental demeure après tests, notamment sur le théâtre régional d’opération syrien :

 la supériorité du GNSS aérospatial-militaire russe – avec une possible intégration partielle/totale et ponctuelle/définitive de réseaux “alliés” stratégiques- est définitivement acquise. La vision aérospatiale russe “ad infinitum” ou vision depuis le ciel de l’ensemble des mouvements des forces agressives à l’échelle globale est indépassable pour le futur envisageable. Par voie causale, la supériorité des satellites d’applications civiles (commerciaux) russes est actée; donnant à ses partenaires économique un avantage décisif sur les compétiteurs.

Par conséquent, les frontières physiques, y compris celles de la sphère intime, sont effectivement définitivement évaporées. De même, persister dans la conservation de murs, y compris idéologiques/de propagande atlantiste est un schéma non seulement obsolète, mais particulièrement contre-productif.

Exposée autrement, la révolution quantique dans ses applications aérospatiales-militaires signifie que les GNSS américain (NASA-GPS) et homologue militaire intégré européen (ESA-Galileo) ne sont plus en mesure d’assurer à la structure financière privée créée en 1913 (FED) et relais financiers, militaires et idéologiques dépendants les moyens de perpétuation de sa dominance globale, pas plus que d’assurer à ses alliés extra-civilisationnels traditionnels (ex: Arabie Saoudite, Turquie, Qatar) une protection militaire à la base d’une “hégémonie du dollar” sur laquelle nous reviendrons plus tard dans l’interview.

Au plan des applications civiles, des constellations satellitaires actant la supériorité russo-chinoise, prenons un exemple parlant. Leader de l’investissement dans la 5G dont la vitesse de communication des messages, la précision, l’imperméabilité sont des arguments décisifs, la Chine via HUAWEI dont le siège social européen se trouve à Paris est actuellement la cible d’une large campagne de diabolisation tant la supériorité technologique russo-chinoise permet des transactions (messages) inviolables et en temps réel. Je vous laisse imaginer les conséquences de cette observation en termes de  performances et de sécurisation des échanges et des données sur une cascade potentiellement infinie de domaines (opérations boursières, financières/bancaires, caractère secret des tractations entre entreprises privées, sécurité, cybersécurité relative à propriété intellectuelle, protection des données individuelles, protection des infrastructures liées à une couverture GNSS, par exemple, centrales productrices d’énergie etc). Tout simplement, fabuleux ou dirais-je, magie de l’univers. Il serait donc particulièrement imbécile pour les entreprises de ne pas dynamiser les partenariats avec la Russie et la Chine.

Naturellement, aucune cyberattaque n’étant tout à fait impossible à éviter, il est toujours assez tentant pour des mauvais perdants de créer une bulle donnant naissance à une collection d’entreprises privées spécialisées en cybersécurité proposant leurs “services” au bloc dit “atlantiste”. Or, pour quel résultat sinon le caractère contreproductif à moyenne échéance – sans gloser sur les conséquences d’un tel schéma sur les périls encourus par l’humanité à l’échelle globale aux plans des crises pour la biomasse et de maintien de la paix.

Enfin, pour gloser sur la révolution quantique mais sans aborder à ce stade les conséquences pour le modèle ontologique, signalons-en toutefois quelques effets liés au passage de l’ère IT (Internet-téléphonie) à l’IA (Intelligence artificielle). Pour faire simple, là où le langage binaire (0 ou 1) de l’ordinateur traditionnel lui permettait de donner une solution à un problème après avoir essayé chaque chemin ou potentialité, l’Intelligence artificielle est désormais capable, à partir de points d’entrée multiples correspondants à du big data brut réduit à un modèle statistique simple (Linear regression) ensuite automatiquement combiné à des algorithmes déjà intégrés de tester des potentialités de front comprises entre 0 et 1 (ex:0.001, 0.271 etc) , de faire les meilleurs choix et d’apporter ou opérer la solution adaptée la plus fiable, discrète et en temps réel à l’entreprise ou au particulier. Le modèle est appuyé sur la prédiction la plus probable. On retrouve ici l’analogie avec les potentialités vectorielles exponentielles de trajectoires de ‘communication’ entre les particules de l’univers. Les plateformes analytiques de data sont ‘l’outil’ qui agrégé à une collection de données touchant un nuage exponentiel de domaines référentiels via le cloud sont les moyens de la vaporisation d’emplois occupés par l’activité humaine (ex: analystes jusqu’ici spécialisé dans l’analyse d’une partie du data brut initial). Par ailleurs, l’intelligence artificielle ou Deep Neural networks (DNN) vaporise également les emplois relatifs aux tâches pénibles et/ou répétitives. On cite généralement l’usine presque entièrement robotisée ne nécessitant qu’une équipe de maintenance de 7 à 8 techniciens hautement spécialisés en circuits électroniques intégrés dans des semi-conducteurs. C’est ici que la création d’emplois prévus est la plus importante. Or, ne leurrons personne, celle-ci est estimée à 5% par toutes les études sérieuses, tandis que l’impact progressif sur les 5 à 15 ans est celui de vaporiser un nombre exponentiel d’intermédiaires devenus redondants puisque le fondement même de l’ère IA est précisément de vaporiser les intermédiaires. Par exemple, le management d’assets financiers par des traders bancaires et/ou firmes spécialisées combinant le Big data collecté à partir d’une infinité de variables affinées et ciblées (ex: valeur des commodités sur l’ensemble des marchés, prédictions, contexte géopolitique…) ou pour les entreprises (ex: l’analyse de marchés en termes de potentiel, de concurrence, de risques, l’âge moyen, l’origine socio-professionnelle des publics, le profil médical y compris génétique etc.) n’exige plus une panoplie d’analystes spécialistes de leur secteur. Ceux-ci ne sont plus indispensables, ni au particulier investisseur pour réaliser les choix les plus pertinents, ni à l’entreprise visant l’efficacité et le profit maximum par l’utilisation minimale ou ponctuelle du capital humain. Posés autrement, les paradigmes reviennent à affirmer que la différence se fait désormais entre celui disposant de capital économique lui permettant d’investir dans une unité de production et/ou sites de commercialisation ainsi que dans le domaine tertiaire proposant (assurances, biens, services) directement pris en charge par l’IA à des “clients” (d’où l’importance de constituer un fichier de big data d’individus- l’Or du XXIe siècle), quel que soit le secteur d’activité, à partir de l’achat de Cloud-based Data Analytics Platform (DAP). Qu’il s’agisse de la dématérialisation physique de pans entiers de l’économie (boutiques, agences physiques etc) ou pour le dire autrement, de darwinisme social; ces deux conséquences correspondent à cette révolution que le Président Français n’a pas expliqué pour l’excellente raison qu’elle pointe la neutralisation d’une chaine de prédation désormais obsolète. Mais progressons pas à pas. Il y a 70 ans, au bas mot, d’idéologies crétines à balayer. On peut appliquer cette révolution du quotidien à l’ensemble d’un domaine que l’on appelle #loT (the Internet of things) et correspondant en Français #iDO (Internet des objets). Tel est le champs des applications civiles des GNSS. Telle est la réalité de cette nouvelle ère qui si ses applications sont celle de favoriser la ‘vente’ de “réalité virtuelle”, a des fondements de ‘réalité rationnelle’ absolument tangibles.

 

Dès lors, le raisonnement devient :

Faut-il démocratiser l’IA afin de permettre à ceux ne disposant pas de capital économique dans une nation souveraine, de s’infiltrer dans les nouveaux bassins de création de richesse industrielle? De même, faut-il rendre publique et gratuit l’apprentissage de réduction de problèmes simples d’un entrepreneur individuel/entreprise en termes statistiques? Faut-il rendre accessibles et gratuites des données collectées sur les citoyens (data brut) – Autrement dit, tous les outils correspondant à la  seule liberté et égalité des chances réelles entre tous? Or, jusqu’à quel point faut-il démocratiser l’IA? Ou est la limite dans la violation de l’intime? Pourquoi serait-elle permise aux entreprises, et pas à l’individu ?

Il serait évidemment ici éminemment pertinent d’affirmer que le XXe siècle était celui de la physique. Or, celui-ci a été remporté, et avec quel panache, par la Russie. Le XXIe siècle n’est pas celui de la spiritualité, de la femme ou que sais-je d’idéologie ; il est celui de l’édition du génome humain notamment par les techniques actuelles dites CRISPR-cas9 – autrement dit, la possibilité de pouvoir contrôler le cerveau humain par des nanotechnologies permettant désormais d’isoler, modifier, sectionner certaines parties de la DNA de l’individu. De là, une perturbation de ses capacités de discrimination entre réalité objective et réalité virtuelle par perturbation de zones du cerveau dont la plasticité permet les cheminements déductifs ou inductifs du raisonnement logique formant, par exemple, la mémoire immédiate.Or, dès l’instant que le souvenir immédiat serait rendu impossible, qui se souviendrait s’être fait battre ou gazé?

Q: Pensez-vous vraiment que des groupes privés gérant les fonds de pensions de nombreux ou riches investisseurs privés accepteront de se voir évincés? De même, ne viendra-t-on pas nous parler d’un danger de cybersécurité, d’errances pouvant conduire au pire par le comportement de certains individus si le choix de démocratisation était proposé à tous?

MDOK: C’est en effet un débat que l’on peut ouvrir, mais ici encore, la Russie se positionne dans l’anticipation puisqu’elle va lancer en orbite au cours de l’année “Sovereign’s eye” ; c’est-à-dire un groupe de satellites équipés de capteurs permettant de surveiller ou enregistrement un ensemble infini de dynamiques terrestres, de détecter, par exemple, une situation anormale sur une infrastructure (ex: centrale nucléaire, gazière, champs agricole, barrage hydraulique etc.) possiblement la cible d’une cyberattaque (à distance) ou par cellules terroristes via l’utilisation de drones et/ou intelligence artificielle embarquée  assurant depuis l’espace la défense des industries stratégiques. Dès à présent, des technologies équipées de navigation autonome, de reconnaissance visuelle, auditive et autres capteurs sensoriels sont capables de prédire le comportement de systèmes intégrés complexes et de détecter des aberrations subites de paramètres. Autrement dit, une pression anormalement élevée dans l’un des conduits hydrauliques d’une centrale (qu’il est possible de modifier à distance par ordinateur correspondant à une cyberattaque) sera immédiatement détectée en déclenchant une chaine entière d’alertes et de stratégie de remédiation. Naturellement, le risque zéro n’existant jamais et toutes choses égales, par ailleurs, la cybersécurité est évidemment un sujet de préoccupation crucial pour la Chine et la Russie et correspondant pur le bloc poussiéreux atlantiste à ce  que je nomme, les armes du pauvres, lorsque la supériorité de l’avance technologique aérospatiale est définitivement perdue. Ces techniques font parti de la gamme de l’Hybrid warfare destinée à nuire à l’adversaire ou concurrent. Or, si depuis quelques temps, des entreprises spatiales privées (ex: SpaceX d’Elon Muskou OneSpace dont le CEO est un entrepreneur privé Chinois, et biensûr, des équivalents remarquablement performants russes) offrent aux entreprises privées la mise en orbite de leur satellite commercial “personnalisé” dont le coût a largement diminué eu égard à la possibilité innovante de pouvoir désormais réutiliser les boosters de lancement regagnant la terre après le détachement du stage 2 du placement orbital – si donc la privatisation de l’espace est en marche -il n’en demeure pas moins que l’avantage indiscutable est donné aux satellites commerciaux liés ou intégrés aux GNSS militaires russes et chinois. A elle seule, cette remarque indique l’évaporation ou neutralisation des frontières géopolitiques telles qu’établies en 1945 et/ou justifie le fondement des campagnes de diabolisation de la Russie et de la Chine. Un entêtement ou position arcboutée entraînerait une perte de compétitivité accélérée des entreprises privées de l’ancien bloc dit “atlantiste”. Si la France et l’ensemble du continent européen a un avenir, celui-ci passe par l’unification à la Russie au sein de l’intégration économique du continent eurasien. Je l’ai dit plus haut ; un tel continent est fondamentalement le plus puissant du monde. Donc l’argument avançant le danger d’individus pouvant adopter des comportements nuisibles (cyberattaques) est valable. Toutefois, celui-ci ne peut pas être brandi comme moyen de refuser la démocratisation de l’IA jusqu’à un certain degré. Il est urgent d’organiser des conférences citoyennes invitant les experts de la communauté internationale  scientifique à exposer leurs avis – aussi bien Russes, que Chinois, Français ou Américains. Il est intolérable de pouvoir concevoir des débats auxquels les citoyens de chaque nation ne soient pas associés. A plus d’un égard, pour les bouleversements ou révolution de paradigmes ontologiques qu’implique cette nouvelle ère, il est fondamental que les citoyens des nations puissent voter par référendum au plan national quant à ce degré de démocratisation. A moins de cela,  l’hyper-concentration de capital économique (post-patriotique) peut conduire à une diminution drastique des populations nationales et globale eu égard à la vaporisation des intermédiaires et des tâches répétitives/pénibles accomplies par l’IA. S’il était nécessaire de neutraliser une monnaie globale hégémonique, c’était également précisément pour redonner aux citoyens des nations souveraines les armes de la nouvelle ère. Or, on le voit bien, l’Union Européenne a été un club d’Industrialistes post-patriotiques pour l’excellente raison que la BCE est liée à l’US-FED. Nous allons expliquer pourquoi le dollar est désormais neutralisé. Toutefois, si l’avantage exclusif de la FED de créer la presque totalité de la monnaie circulant dans le monde chaque année ne lui sert plus d’arme fatale dévastatrice puisque des monnaies alternatives (nationales mais également virtuelles) appuyées sur des contre-valeurs réelles (ex: or) par opposition à une planche à billets fondée sur la spéculation et le cercle vicieux de dettes aux États et aux particuliers (donc deux fois au particulier) peuvent désormais contourner le SWIFT system mis en place en 1973 qui obligeait les nations “souveraines” à réaliser leur commerce entre elles en US dollar; sauf à se voir privées du marché américain – cela ne veut pas dire que le capital détenu par le consortium d’intérêts privés dissimulé derrière l’US-FED depuis 1913 et ayant articulé une architecture Financière/Militaire/idéologique telle que jetée sur la sphère atlantiste depuis 1945, a disparu. Au cours des 3 dernières années, ce capital a largement été recapitalisé en Euro, Sterling ou Or. Ce signal objective des tentatives de reconfiguration multiples d’une faction au sein d’un consortium poussant le projet globaliste visant l’évaporation des notions westphaliennes (1648) ayant jeté les fondements des relations internationales incluant les principes de souveraineté nationale, intégrité territoriale, non-ingérence dans les affaires internes d’un État souverain et captant au passage, les richesses de chacune par la privatisation des pans entiers de son économie. Nous allons y revenir.

Signalons pour finir ce chapitre technologique, un stade ou degré supérieur dans le Machine Learning ou Deep mind learning à partir duquel l’intelligence artificielle est livrée à elle-même ; c’est-à-dire que celle-ci apprend, cherche, analyse, décide en rigoureuse autonomie. A tous égard, c’est un stade ultime qu’il semble important de traduire en termes ontologiques et légaux en ce sens que l’intelligence artificielle connectée en réseaux peut finalement décider que l’humanité est une redondance ou inutilité, de surcroît, nuisible aux intérêts de la planète. Toutefois, Je crois qu’il s’agit de limiter le cadre de l’interview présente afin d’exposer les bouleversements que les Français perçoivent sans en avoir compris le sens ou la logique. Un entretien ultérieur ou plus ciblé pourra se proposer de réfléchir sur les nouveaux paradigmes/périls énoncés. Or, réaffirmons-le

Le XXe siècle était celui de la physique ; largement conquis par la Russie. Le XXIe siècle ne sera ni celui de la spiritualité, de la femme ou que sais-je encore. Celui-ci sera celui de l’édition du génome humain. Cette conquête ou frontière ultime de dominance sur la liberté humaine pourrait également décider si l’humanité était une phase de l’évolution ou si au contraire, celle-ci doit demeurer au sommet de l’évolution.

Q : Fascinant. Venons-en à cette architecture financière privée. Que souhaitez-vous dire à ce sujet?

  1. PERDRE PIED
  2. ORIGINE ET FONCTIONNEMENT D’UNE ARCHITECTURE FINANCIÈRE ARTICULANT 2 STRUCTURES DÉPENDANTES :  MILITAIRE ET IDÉOLOGIQUE TELLES QUE JETÉES SUR LA SPHÈRE INTERNATIONALE
  3. NEUTRALISATION ET PÉRIMÈTRE EXPONENTIEL DE REPRÉSAILLES

MDOK: D’un point de vue réaliste, les États-Unis ou plus exactement la Pax Americana a perdu son contrôle global ou unilatéral après que 3 avantages critiques ont été neutralisés. Tous relevaient à plus ou moindre degré de l’avance  technologique avec des conséquences se hiérarchisant du handicap relatif à l’effet létal. Pour les citer

  • 1/Perte du Leadership américain de la croissance globale;
  • 2/Perte de l’avantage absolu de l’US Dollar comme monnaie de réserve des États résultant de la neutralisation du SWIFT system (1973) leur ayant imposé  leur commerce international en US dollars depuis 1973 ; sauf à se voir refuser l’accès au marché Américain;
  • 3/Perte de la Supériorité aérospatiale-militaire

D’un point de vue académique, le leadership économique n’est pas généré par l’investissement privé. L’attraction d’investisseurs privés n’est jamais une cause; C’est un symptôme. La véritable origine du leadership économique est générée par l’avance technologique. Or, lorsque celle-ci est combinée à des facteurs supplémentaires, le leadership économique évolue vers un leadership global. Ces facteurs additionnels sont:

  • Énergie et ressources naturelles dans les domaines stratégiques
  • Monnaie rigoureusement indépendante appuyée sur des contre-valeurs réelles afin de pouvoir dévaluer ou réévaluer sa monnaie en fonction des conjectures du marché et du Commerce.
  • La jouissance ou l’intégration au sein d’un large espace économique ou zone économiquement unifiée afin de booster le développement du marché de consommation présent et futur.
  • Le plus vaste parc d’avance technologique possible agrégeant les synergies scientifiques des différents secteurs de la recherche fondamentale et appliquée dans les différents domaines de référence (biotechnologies, physique, cybernétique etc.). Ici, il faudrait nuancer en signalant que la recherche scientifique stratégique militaire doit, à tous instants, demeurer sous le contrôle et financement exclusif de l’Exécutif afin d’éviter les errances que l’agrégation d’intérêts particuliers peut générer sur les sphères idéologiques tendant à produire un complexe militaro-industriel-Intelligence-sécuritaire-légistatif-judiciaire-scientifique-médiatique, tel que de  nature privée aboutissant à la formation aussi puissante qu’un État dans l’État aux ordres de puissances financières privées et possiblement étrangères qui les obligent.

Par conséquent, au delà des idéologies agitant actuellement les paysages politiques américains et européens prétendant se déchirer entre Communisme, Socialisme, Capitalisme, droite, gauche ou centre mettant en exergue le danger du nationalisme ou populisme amalgamé à dessein au national-socialisme nazi ou fascisme  ; la seule pierre angulaire de toute stratégie ayant du sens est le réinvestissement dans l’économie réelle au sein de chaque nation souveraine.

En conséquence, si l’on a pu laisser dire que l’origine de la croissance était l’attraction des capitaux privés au sein d’une économie, on parlait d’un symptôme. Si l’on a dit qu’une monnaie unique renforçait les économies d’un bloc régional (ex: Union Européenne) dans le contexte d’une mondialisation des échanges à tous plans (circulation internationale des capitaux économiques, financiers, humains), on a oublié de dire aux Français que la véritable impossibilité de réaliser ce cercle économique vertueux créateur de richesse et donc, de croissance, était liée à une monnaie globale telle que capable  d’imposer un ordre hégémonique ou New World order (NWO) pour reprendre l’expression d’Henry Kissinger (Charlie Rose-Bloomberg Aug 17, 2017) œuvrant à la création d’une “République planétaire” ou “gouvernance planétaire” telle que visant la captation des richesses des nations souveraines du monde, l’évaporation de l’ordre westphalien aboutissant à une “open border society” dépouillée de son territoire national, de ses souverainetés à tous plans, de ses patrimoines immatériels, de sa richesse nationale laquelle repose dans le concept même du corps indivisible de la communauté nationale et jamais dans un être physique incarné et éphémère. C’est ainsi que l’on pille l’or des nations tandis que le progrès technologique réduit l’homme, chaque jour un peu plus, à l’identité incertaine d’une redondance superflue.  Ainsi et de façon assez logique, le seul ordre que les peuples de l’Union Européenne perçoivent actuellement est précisément l’ordre nazi et ses méthodes de répression tel que poussé dans ses derniers jours ou retranchements pour l’excellente raison que les moyens de sa pérennisation sont désormais tous neutralisés. De fait, cette architecture financière privée articulant 2 structures financières internationales dépendantes (World Bank-FMI), une armée privée (US-OTAN) et enfin une structure idéologique (par une dyarchie au sein de l’Organisation des Nations Unies –ONU) depuis la fin de la seconde guerre mondiale est désormais en train de s’effondrer à vitesse exponentielle. Face au constat scientifique de la neutralisation de l’édifice, il y avait deux options reflétant en réalité, une lutte de pouvoir au sein même de l’architecture financière privée (FED telle que créée à l’origine en 1913). A ce stade, il n’est pas nécessaire d’entrer dans l’exposition du schisme interne correspondant à deux visions ontologiques opposées.

D’une part, la poursuite du projet de dominance planétaire ou gouvernance planétaire passant par l’annihilation des concepts de nations souveraines, d’intégrité territoriale et sacrifiant y compris les États-Unis ou l’État d’Israël aux plans de leurs valeurs géo-culturelles. Aux plans géoéconomique et géostratégique, cet axe passait également  par une séduction de l’Iran (via le JCPOA plan également appelé Iran Deal) évitant le rapprochement de 3 Grands pouvoirs Eurasiens tels que capables d’unifier le continent eurasien et mettant opportunément en péril l’industrialisation de la Chine par les énergies russes et Iraniennes combinées. En tentant de créer depuis 2011, le plus grand marché de l’énergie (de la Libye aux pays du Golfe à l’Iran en passant par la Syrie, l’Irak jusqu’au Kazakhstan, Turkménistan) et en contrôlant les corridors énergétiques Ukrainiens, syriens et turques) d’approvisionnement de l’Europe en énergie – la structure financière eût privé la Russie de ses moyens de survie encore dépendants de la vente d’énergie. En outre, l’entretien de son GNSS était brisé, le savoir technologique pillé pour la 2e fois  forçant, au final, son ralliement contre la Chine. Par ailleurs,  le lancement par la Chine d’un Plan Marshall à l’échelle globale en 2013 était définitivement en péril.

D’autre part, la ligne actuellement incarnée par le Président Donald J. Trump posant les notions de souveraineté nationale, intégrités territoriales des États-Unis et de l’État d’Israël comme postulats non-négociables créant ainsi un pont ou vision ontologique privilégiant les échanges civilisationnels plutôt que la vaporisation de la notion de civilisations, commune aux leaders Russe, Chinois et Israélien. Du reste, le 45e Président américain n’avait plus le choix. La tentative menée pendant l’ensemble de la période 2001-2016, mais sans doute devrions-nous partir de 1976, correspondant à la stratégie décrite en amont s’achève sur un échec qu’il n’était pas possible à Donald J. Trump de rectifier. Évitant soigneusement le piège d’une guerre d’attrition dans laquelle l’avait entraînée les Etats-Unis en Afghanistan en 1979, l’exceptionnelle entrée officielle de la Fédération russe dans le conflit syrien en septembre 2015 et son époustouflante victoire à l’appui de l’Armée régulière syrienne (SAA) et alliés (IRGC iraniens, cellules Basiji, Hezbollah, pro-Baathistes Irakiens et Kurdes  etc.) balayant en moins de 6 mois l’État Islamique (ISIS, Daesh), cohortes régionales /locales  agrégées (ex: al qaeda-al nusra, THS-Tahrir al sham etc), (SDF et Kurdes) , sans doute trop soutenues, armées, parfois entraînées et aidées par des équipes de conseillers militaires et techniques de la coalition US-OTAN-GCC (États du Golfe) dont les exploits déplorables abondamment relayés par les média occidentaux via un faux activisme humanitaire (White Helmets) financé par les chancelleries Anglo-européennes – a contre toute mauvaise adversité malgré tout abouti à la résurrection définitive de la Russie revenue, avec quel panache, sur le premier plan de la scène internationale pour le futur envisageable. Engagée depuis le début à protéger l’intégrité du territoire israélien en autorisant, tandis qu’elle contrôle depuis ses relais GNSS l’ensemble de la vision aérospatiale et des communications au Moyen-Orient, la Russie a autorisé l’intervention illimitée des forces aériennes israéliennes (IAF) en territoire syrien contre les cellules iraniennes et du Hezbollah. Encore réaffirmée dans son engagement en faveur de la protection de l’Etat d’Israel lors du Sommet Russo-Américain à Helsinki (16 Juillet 2018), la Russie par le Président Vladimir Putin, ami intime du PM israélien Binyamin Netanyahu, a insisté pour préciser que cette “sécurité était une question de survie existentielle” pour l’État Israélien. En Europe de l’Ouest, la tradition d’une propagande atlantiste imbécile continue de filer la métaphore russophobe s’étourdissant des épouvantails poussiéreux inventés et brandis par les intérêts privés financés par l’une des deux factions au sein de l’architecture financière globale dont je parlais plus tôt. Ainsi, à la place de l’histoire actant six tentatives ratées de s’accaparer les richesses du territoire russe et d’empêcher la Russie d’unifier le continent européen au cours des deux derniers siècles, cette faction d’ambition globalisante persiste-t-elle par le cortex militaro-idéologique (OTAN-caisses de résonance politico-médiatiques) dans l’obscurantisme d’un “péril rouge” (Red scare) ou d’un communisme internationaliste ou stalinisme ou que sais-je encore.

Ces propos liminaires étant énoncés, qu’en est-il des 3 Points? D’abord :

1- Perte de la supériorité aérospatiale-militaire (point 3 ).

Nous avons déjà largement évoqué les causes profondes relative à la  perte de la supériorité aérospatiale, nous citerons dans ses applications militaires les supériorités désormais acquises des “State-of-the-Art” chinois des classes DF41, DF 21D et des séries russes S300 S400 (et au-delà) en termes de système compréhensif de défense sans/avec recours à la triade nucléaire. Or, sans doute bien au-delà citerons-nous les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) russes de catégories hypersoniques Sarmat Kinzhal et Avangard glider pouvant désormais joindre les deux pôles avec une vitesse de croisière dans les couches denses supérieure à Mach 20 et dont la réintroduction dans l’atmosphère peut relâcher jusqu’à 24 têtes nucléaires et leurres adoptant des trajectoires aléatoires. Combinées à une technologie furtive et capteurs électroniques autorisant un large éventail d’Electronic Warfare (EW), toute possibilité de subjuguer la Russie par les moyens militaires ou de sortir victorieux d’un scénario Armageddon (3e guerre mondiale) avec une alliance décisive Chine-Russie sont proscrits. Naturellement, la tentation d’affaiblir la Russie en l’entrainant dans une nouvelle “Space Race” (course à l’armement) ruineuse, tandis qu’elle est toujours sous sanctions économiques et financières américaines (et de l’UE) aux motifs les plus arbitraires est un scénario crédible. C’était la stratégie de Reagan dans les années 1980. C’est à peu près ce à quoi correspond la stratégie de Washington en adoptant la création une “Space force” – autrement dit, la militarisation de l’espace en contradiction avec le droit international : le traité de 1967 interdit l’envoi d’armes dans l’espace ainsi que sa militarisation. Certes, si le texte ne renseigne pas sur l’envoi en orbite de “soldats humains cosmonautes”, il précise la non-militarisation de la Lune et des corps célestes ainsi que l’interdiction de la mise sur orbite d’armes nucléaires. Or, ce Traité fait partie des rares textes internationaux signés et ratifiés par les États-Unis. Toutefois, ici encore, l’avance technologique russe a pris les devants. D’abord, l’intelligence artificielle robotique commandée depuis des bases terrestres permettra dès les prochains mois la sécurisation des satellites militaires de communication orbitant  dans l’espace sans assistance humaine, sinon certaines missions subatomiques de maintenance ponctuelles. Le cosmonaute humain soldat apparait soudainement poussiéreux. Ensuite, la Russie vient de tester avec succès un missile antisatellite (PL-19 Nudol) de protection de son GNSS dans l’éventualité d’une menace directe détectée contre ses infrastructures spatiales. Le cas échéant, ce missile de défense est capable de neutraliser les satellites de communication et d’imagerie orbitant en baisse orbite terrestre – par exemple, des trajectoires basses réservées aux satellites commerciaux dépendants des GNSS militaires respectifs largement commentés en amont. L’effet d’une agression aboutirait au résultat éminemment contreproductif de nuire aux satellites commerciaux de sa propre constellation avec les conséquences géoéconomiques qu’on peut imaginer. Par ailleurs, une suite de dispositifs de défense est également capable, depuis le sol terrestre ou l’espace de neutraliser des armes que les Américains (US-OTAN), violant le Traité,  y baseraient malgré tout. D’un point de vue scientifique, le raisonnement aboutit donc soit à une aberration intellectuelle, soit à un nouvel échec et mat. Le refus américain de renouveler le traité (INF ou FNI en Français) et possiblement le START (Strategic Arms Reduction Treaty, ou New START) expirant en 2021 est un sujet de préoccupation majeure pour la stabilité stratégique globale et la paix que l’Union Européenne prétend prendre à cœur. Or, aussi longtemps que les pays souverains européens demeureront dans l’OTAN – une organisation privée qui n’a plus lieu d’être- cette position théâtrale fiévreuse n’équivaudra qu’à une posture de plus. Enfin, avec plus de $ 21.9 trillion de dette publique dont une large partie est détenue par la Chine (et le Japon), il faudra expliquer comment financer cette Space Force ; à moins que l’objectif de Donald J.Trump ne soit finalement pas celui de rendre au peuple américain sa souveraineté monétaire ou alors, que celui-ci, sachant le Congrès et donc sa base Républicaine soumise aux lobbies notamment de l’armement, ne tente de proposer une réorientation des intérêts particuliers du néoconservatisme OTAN (profits lié à l’accumulation de guerres et vente d’armes aux états-membres de l’organisation) vers l’espace. L’avantage subtil serait d’en finir avec une organisation devenue obsolète, sans fondement sinon la perpétuation du chaos porté sur les 5 continents (OTAN). Dans cette hypothèse avec le souci de positionner les Etats-Unis dans la 4e révolution industrielle que Chine et Russie dominent, la disparition de l’OTAN favoriserait une configuration inédite de relations internationales rééquilibrées, pacifiées, privilégiant la voie diplomatique notamment dans les coopérations. La partition du monde telle qu’envisagée à Yalta semble ne pas vouloir finir de mourir. Or, c’est précisément en plaçant astucieusement certains ennemis néoconservateurs à des endroits stratégiques de son gouvernement que le Président Trump semble parvenir à les neutraliser les uns après les autres; affaiblissant d’autant un empire hégémonique ayant rêvé d’un ordre globalisant définitif sur le monde.

Biensûr, tout empire au bord de l’effondrement s’inscrit dans le déni ou se laisse tenter par le vice ultime des dernières parades. De fait, Washington est actuellement en train de construire des installations anti-missiles encerclant le continent Eurasien dans le but de ceinturer les Grands pouvoirs unificateurs du continent (Chine et Russie) afin d’affaiblir leurs capacités de protection continentale. A ce titre, la Pologne est devenue le nouveau centre de haut commandement des opérations stratégiques de l’OTAN décrivant un axe longitudinal s’étirant des Pays Baltes à  la Roumanie et l’Italie tentant le contrôle des mers Baltique, Noire-Egée et Adriatique d’où peuvent être tirés des missiles nucléaires sous-marins frappant le territoire russe. En outre, selon la nouvelle politique de “Prompt Global Strike”, des missiles (X-37-B) soit basés depuis la “space force” soit sur cet axe terrestre ouest décrit, soit sur le front Pacifique (Japon-Corée du Sud-Philippines-Australie), d’autres armes kinétiques (ex : missiles ou lasers) sont déployés. L’objectif désespéré est de pouvoir atteindre les deux pays par missile atomiques via un sous-marin atomique pour lesquels il n’existe aucun bouclier spatial ou système de neutralisation capable de les intercepter à temps. Cette situation explique l’actuelle course navale de “l’OTAN” au contrôle des voies maritimes et océans dont l’importance rejoint également des problématiques géoéconomiques destinées à condamner la marine marchande et militaire chinoise à emprunter le détroit de Malacca et Canal de Suez où les bâtiments sont vulnérables, pour un accès aux voies maritimes de communications (SLOC) des espaces de passage Pacifico vers Indo-Africains-Méditérannée. De même en Océan Arctique, où des réserves en ressources naturelles sont convoitées, y compris dans les zones économique exclusives russes et routes russes d’approvisionnement en énergie du continent Eurasien à l’est, comme à l’Est.

Q : Venons-en au point 2, c’est-à-dire, la perte de l’avantage absolu de l’US Dollar comme monnaie de réserve des États résultant de la neutralisation du SWIFT system (1973) leur ayant imposé  leur commerce international en US dollars depuis 1973 ; sauf à se voir refuser l’accès au marché Américain ? Plus tôt dans l’interview, nous avons soumis à votre appréciation un bref historique factuel. Quel est votre commentaire?

(récapitulatif factuel soumis à l’appréciation de notre invitée)

1913: Privatisation du système Bancaire américain et création de l’US FED. Le peuple américain se voit retirer sa souveraineté nationale sur sa monnaie. Dès lors, le système financier bascule entre les mains d’intérêts privés concentrés au cours des siècles en Occident latinisé par l’agrégation de fortunes royales, aristocratiques, de bourgeoisies industrielles,  de banques  privées, sphères idéologiques (y compris politiques et religieuses) essentiellement d’origine Anglo-Germaniques et Hollandaises, mais l’on retrouve également traces de fortunes privées Autrichiennes, Françaises, pro-occidentales russes,  Japonaises et des capitaux du Vatican. En échange, une Banque Fédérale privée est créée US-FED avec une représentation dans chaque état américain, juste avant un incident diplomatique dégénérant en conflit mondial qui balayera 4 Empires (Allemand, Austro-Hongrois, Ottoman et Russe) tout en en soumettant deux autres (Britannique et Français) criblés de dettes contractées auprès des “États-Unis” en raison de l’effort de guerre (1914-1918).

Ces intérêts privés accordent à l’US-FED une capacité étendue de créer de la monnaie (US dollar) lui permettant d’endetter les états pris dans l’effort de guerre.

1930: Création formelle de la BIS (Bank of International Settlements) à Bâle- Suisse concentrant les intérêts cités en amont auxquels il faut ajouter ceux de la Pologne devenue indépendante (fidèle au Vatican). Ensemble, ces intérêts privés ramassent les capitaux liés aux atouts financiers et économiques incluant les accords spéciaux sur les ressources énergétiques et minérales via le colonialisme, corporations privées et Traités détenus sur les 5 continents habités (Moyen-Orient/Golfe Arabique-Persique, colonies (Afrique/Asie/Amérique Latine et du Sud.) . Ce consortium, qui deviendra plus tard,  l’organe de dépendance de l’ensemble des Banques Centrales liée à l’US dollar via l’US-FED, vise la poursuite d’activités financières et économiques, y compris avec des officiels Allemands Nazis siégeant au board exécutif de la BIS dès 1933, remplaçant ainsi leurs homologues Allemands. Ces opérations privées continuent d’opérer tout au long de la 2e guerre mondiale.

Remarque off autorisée par Mylene Doublet O’Kane
“Il s’agit d’une architecture financière privée destinée à la captation de l’ensemble des richesses des nations souveraines et d’accroissement de la zone économique de dominance à l’échelle globale par les évaporations progressives des notions de souveraineté nationale, de communauté nationale (dans le corps indivisible duquel repose les richesses matérielles et immatérielles de la nation), d’intégrité territoriale et de destruction des repères civilisationnels. De fait, après avoir éliminé ou fracturé les empires européens de “la civilisation universelle chrétienne” en entités plus petites (nations) au XIXe siècle en se servant de lignes nationalistes pour soumettre les empereurs et les rois; financés et remis temporairement à l’honneur par le Congrès de Vienne (1815) après l’échec de la soumission du tsar Russe par l’utilisation de Napoléon, les “colour revolutions” printemps des peuples (1848) divisant désormais les empires en nations admettant sciemment des partages géographiques arbitraires incompatibles avec des lignes identitaires (d’ordres religieux, ethniques, historiques); le stade suivant du verbe “diviser pour mieux régner” correspond effectivement à la fracturation de la communauté nationale sur toutes les lignes de divisions idéologiques possibles y compris (sectaires/politiques, ethniques, religieuses, de genre et plus tard d’orientation sexuelle) et la montée de l’individualisme lié à une privatisation des pans entiers des économies à marche forcée. Dans ce processus, le financement d’un traumatisme de l’inconscient humain à travers deux guerres mondiales résultant précisément du financement privé de l’ensemble des idéologies opposées, y compris encourageant les plus extrêmes, aura déterminé le sort tragique du XXe siècle. Dans ce processus, le truchement du progrès technique et d’une zone de développement économique correspondant au territoire des États-Unis d’Amérique et de sa population servira, après des tentatives ratées au XIXe siècle de privatisation de la Banque américaine, notamment par la résistance du président Jackson, de couverture et de chair à canon militaire et idéologique à une architecture financière privée d’origine Anglo-Germanique dont l’ambition de domination globale ne pouvait pas être arrêtée autrement que par le progrès technologique et, sans doute, l’inaccessible puissance de liberté de l’âme humaine transcendant jusqu’au continuum espace-temps. Le remarquable effort du Président des États-Unis inscrit dans  l’exacte trace des Présidents Andrew Jackson, F.D Roosevelt, John Fitzgerald Kennedy mais également Nixon et Reagan – témoigne d’un combat pour l’affranchissement du peuple américain et du monde devant lequel, même l’immortalité s’incline.”
    • Pendant la seconde guerre mondiale, nous pouvons retrouver les marques de cette architecture privée. Nous citerons, par exemple, la présence des bureaux actifs  de  la Rockefeller’s Chase National Bank  à Vichy. Nous retrouvons également le pétrole de sa branche énergie dans les tanks de l’armée Hitlérienne qui serviront à l’invasion de la Pologne servant de prétexte à la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni et aux campagnes de Belgique et de France de la Wehrmacht. D’autres banques privées et intérêts sont également détenus par ce consortium en Allemagne. Si la famille Rockefeller est d’origine allemande, on trouve également les traces historiques des Industries de Fred Koch dont l’Empire est légué à sa mort à deux se ses fils en 1934; d’où empire des Frères Koch. Les usines DuPont, Ford, General Motors, ITT etc tracent sans équivoques possibles les fortunes des familles Bush (Prescott Bush) et Windsor (Famille Royale d’Angleterre) dont les implications économiques et bancaires avec le régime nazi sont documentées par la littérature scientifique au moins jusqu’en 1943; date à laquelle la défaite de Stalingrad met définitivement fin aux ambitions de ce consortium d’étendre sa zone économique d’influence territoriale en Eurasie et de capture des ressources naturelles de la Russie. Signalons qu’à la différence des autres acteurs cités, l’ingénieur Fred Koch et sa famille avait autant participé au développement de l’industrie pétrolière russe qu’Américaine par l’invention révolutionnaire d’un procédé permettant la transformation du pétrole brut en énergie raffinée .

      Signalons également que pendant toute la durée des années 1930, les câbles diplomatiques conservent les tentatives innombrables de Staline exhortant Royaume-Uni, Pologne et France à unir l’Europe contre le Nazisme. Or, leurs refus répétés le forcent finalement à signer un pacte de non-agression avec l’Allemagne nazie (Pacte Molotv-Ribbentrop), seulement douze jours avant l’entrée des troupes de la Wehrmacht en Pologne. A l’initiative du Royaume-Uni et de la Pologne, un projet de publication d’un livre blanc prévu pour Janvier 1940 visant à imputer l’entière responsabilité du début de la seconde guerre mondiale à Josef  Stalin est finalement abandonné face aux hésitations de la France ; soucieuse que ce dernier ne révèle l’effort russe soviétique pendant les années 1930 et les causes profondes d’un tel refus.

  • 1944: Bretton Woods Accords : Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Europe de l’Ouest, l’Australie, l’Allemagne et le Japon, naturellement toujours “officiellement en guerre”, s’entendent sur un système monétaire commun établissant les règles du commerce international qui définiront un “Nouvel ordre mondial” atlantiste depuis le Canada au Japon en passant par l’Allemagne dont l’élite nazie sera utilisée pour jeter les bases d’un “nouvel ordre” régional dépendant en Europe dite libre et démocratique, dès 1945. Chaque monnaie souveraine est désormais fixée (définie) en dollar et seul le dollar est libellé en or sur la base de “35 dollars américain l’once d’or”. C’est ce que l’on appelait l’étalon de change-or, avec comme conséquence un système de change fixe entre les différentes monnaies mondiales (possibilité de dévaluer et de réévaluer sa monnaie en cas de déséquilibres fondamentaux après accord du FMI -organisme financier international d’aide aux états créé l’année suivante ne fonctionnant qu’en dollars -donc directement dépendant de l’US-FED). Ces dispositions renforcent la valeur du dollar par son utilisation au sein des organisations internationales et au sein de la sphère atlantiste.
  • La même année est créée la World Bank.

1945: USS Quincy agreements signés au retour de la Conférence de Yalta (4-11 Fev 1945 entre Staline,  Churchill et le Président Roosevelt); ces deux derniers retrouvent le roi Abdul Aziz Al Saud d’Arabie Saoudite à bord du Porte-avion USS Quincy. Un accord secret actant la passation symbolique des intérêts privés des mains Britanniques aux Américains, “nouveaux vainqueurs du monde Libre” avec le royaume assure désormais la protection de la monarchie islamique en échange du contrôle des ressources en hydrocarbures (cet accord sera renouvelé en 1974 sous la direction d’Henry Kissinger, puis en 2005 par le président George Bush Jr) tandis que les puits Iraniens sont également contrôlés par Dutch Shell jusqu’en 1953, avec l’opération CIA-MI-6 Ajax  contrant la tentative par le PM iranien socialiste

  • 1963: Nov 22, Assassinat du 35e Président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy (JFK). Dans le cadre de son programme “A New Frontier”, le Président J.F. Kennedy avait commencé à émettre des billets de banque de $2 et $5 faisant clairement figurer “Banque NATIONALE Américaine”. Cet acte était un défi clair lancé au Consortium marquant les intentions de Kennedy de liquider le contrôle exercé par la BIS via l’US-FED sur la souveraineté américaine au plan non seulement financier, mais également militaire. En d’autres termes, Kennedy voulait libérer le peuple Américain qui, depuis 1913 et en toute bonne foi intellectuelle avant cette date dans la réalité des faits historiques, avait condamné le peuple américain à une spirale de dettes tout en utilisant sa puissance pour soumettre le monde et capturer la richesse des nations. Cette ambition lui coûtera la vie.
  • 1971: Fin à la convertibilité entre le dollar et l’or par le président Nixon. Sa tentative de rébellion lui vaudra le piège du scandale du Watergate
  • 1973: Renouvellement de l’accord dits USS Quincy entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis négociés par Henry Kissinger et officiellement acté l’année suivante
  • 1973: Création de l’OPEP (Organisation des Pays exportateurs de pétrole) à laquelle la Russie n’adhère pas.
  • 1973: Création du SWIFT system (obligation pour les Etats voulant faire du commerce avec les Etats-Unis ou sur le sol américain d’utiliser le SWIFT system. Chaque transaction financière, réglement de facture d’importation/exportation d’un pays est tracée par une banque américaine)

1973 : Guerre du Kippour

MDOK : Point 2 -Une remarque préliminaire.

Ce récapitulatif a d’abord la vertu de mettre en relief des réalités peu mises en exergue au cours des 70 dernières années en Europe de l’Ouest objectivant, en effet certains axes tels de cette structure financière privée, par le financement de toutes les sphères idéologiques y compris leurs échelons politiques a pu fracturer à son avantage, les empires occidentaux et extra-civilisationnels puis  les communautés nationales sur la gamme entière des lignes identitaires possibles dont le Juif, le Russe, l’homme de couleur et l’Arabe demeurent les figures historiques et bouc-émissaires les plus commodes. En évitant soigneusement les écueils obscurantistes, vous avez pointé une agrégation d’intérêts privés d’origine largement latinisée menée par un nexus Anglo-Germanique. Je salue le caractère scientifique de votre approche. On ne comprendrait pas pourquoi la forme moderne du Royaume d’Israël, dans la personne incarnée de Binyamin Netanyahu, a été l’invité d’honneur des cérémonies honorant la grande victoire patriotique ou victoire de la seconde guerre mondiale contre le Nazisme le 9 mai 2018 en Russie, autrement. Ensuite, permettez-moi d’insister de nouveau sur deux points fondamentaux diversement connus des Français. D’abord,

Le peuple Américain ne jouit ni de sa souveraineté sur sa monnaie,ni de sa souveraineté sur son Armée.

Pour donner un peu de contexte, lorsque nous parlons des États-Unis depuis 1913, ce n’est pas exactement des États-Unis en tant que nation souveraine qu’il faut parler mais d’une architecture financière de concentration d’intérêts privés. Pour rappel, en 1913, les Américains se voient retirer leur souveraineté sur leur monnaie nationale en échange de la création d’une banque fédérale privée (U.S. FED) avec une représentation dans chaque état. Les intérêts Anglo-Germaniques sont effectivement encore davantage renforcés par la création de la BIS (Bank of International Settlements basée à Bâle) en 1930 et jetteront les fondements et les modalités de la Pax Americana. Après la seconde guerre mondiale, la BIS exerce via l’ U.S. FED une influence aux proportions désormais, sans égales sur une architecture articulée autour de 3 branches:

  1. D’abord Financière via 2 organisations internationales principales (Banque Mondiale ou World Bank WB et Fond Monétaire International –FMI ou International Monetary fund IMF- lesquelles fonctionnent exclusivement en US dollars.
  2. Par ailleurs, Militaire (Complexe militaro-industriel- MIC et OTAN- NATO) dont les 28 pays membres sont des états dits “clients” parce que précisément soumis à une contribution financière annuelle indexée sur leur PIB respectifs et l’achat obligatoire d’équipements militaires et systèmes de communication compatibles avec le système américain global de navigation géo-satellitaire NASA-GPS mettant en communication l’ensemble des appareils en réseaux intégrés. De fait, l’architecture privée dispose d’une armée privée (NATO) faisant fonctionner une industrie de l’armement mais également un ensemble de contractants. Citons Boeing, Raytheon, Lockheed Martin, Microsoft mais également le patron d’Amazon, John Bezos, parallèlement CEO du quotidien The Washington Post (Wapo) et patron d’une industrie spécialisée dans le lancement et la mise en orbite de satellites commerciaux (Blue Origin) pour le compte de sociétés privées et contribuant, par ailleurs, à hauteur de $600,000 au budget annuel de la CIA, par exemple. Autrement dit, y compris les 17 agences du renseignement américain dépendent, en sus des impôts du contribuable, de financements privés tous liés à la FED. Toutefois, ce qu’il est fondamental de retenir réside dans ce que les Américains se voient retirer leur souveraineté nationale sur leur Armée dès la fin des années 1940. De là, la naissance de l’expression attribuée, à raison, au Général puis Président Dwight (Ike) Eisenhower mettant en garde le peuple américain contre les errances d’un tel engrenage de guerres lucratives (extension d’une zone économique d’influence, capture des ressources naturelles d’état souverains et création d’un État dans l’État) par un “complexe militaro-industriel privé” au service d’un ordre financier privé auquel les  branches du pouvoir dans un état de droit (exécutif, législatif et judiciaire) sont soumis.
  3. Enfin, Idéologique: essentiellement via une déviance de la fonction de l’ONU créée en 1945 ou dyarchie au sein de l’ONU visant la mise en place progressive d’une gouvernance globale relayée par des programmes appliqués par des institutions supranationales dépendantes de l’ONU et parallèlement, d’organes jetés sur la sphère Atlantiste : Conseil Atlantique (Atlantic Council –AC), Conseil des Relations Étrangères -Council of Foreign relations CFR, la Trilatéral CommissionTC et le Bilderberg GroupBG

 

On aboutit effectivement à une architecture financière privée articulant les moyens d’étendre militairement (OTAN) la captation des richesses nationales et sa zone économique de développement /d’influence via la gouvernance supranationale par la norme et l’exception diffusées à l’échelon supérieur à partir d’un détournement de l’ONU de laquelle sont partis, dès 1945, les faisceaux d’institutions dites supranationales définissant les idéologies à diffuser dans tous les domaines et à tous les échelons des appareils idéologiques via des organisations supra-étatiques spécialisées et ses programmes invoquant chaque fois le motif humaniste “Freedom/Human Right activism” ou dit du Progrès “Democracy” (ex: UNESCO-éducation, culture etc..) et de “Capitalisme” libérateur, puis relayées à l’échelon inférieur, soit régional (ex: Europe dite démocratique devenue Union Européenne pour “la paix, la prospérité et la liberté”). Or, en fait de capitalisme libérateur, il s’agit de néolibéralisme manu-militari pour l’excellente raison que la FED détient seule le quasi-avantage absolu de création illimitée de monnaie. C’est elle qui créée la quasi-totalité de la monnaie en circulation dans le monde chaque année (à l’exclusion de la Chine par exemple), rendant, de fait, dépendantes les Banques centrales (ex: Banque de France et plus tard BCE), puisque l’US Dollar est également la devise de réserve des États depuis 1971 (à la place de la parité-or de 1944 à 1971). En outre, la FED impose le SWIFT system depuis 1973 exigeant des États l’utilisation de l‘USD pour réaliser leurs échanges commerciaux entre eux ; sauf à se voir fermer l’accès au marchés financiers et commerciaux américains. Ainsi, même la Chine, comme l’ensemble des autres nations, a jusqu’à il y a peu commercé en USD (à l’exception des anciennes colonies françaises africaines toujours forcées de commercer en CFA en raison d’un accord datant de 1953 imposé par la France en échange d'”indépendances”). La FED a donc un contrôle absolu non pas seulement sur l’ensemble du commerce mondial, mais sur le cours de toutes les monnaies via l’obligation aux Etats de réaliser leur commerce extérieur en USD. Par ailleurs, dans la pratique, la FED a doté le Congrès américain (qui détient seul les cordons du budget) d’un droit de véto illimité équivalent à un vote de sanctions économiques et financières contre un Etat souverain aux motifs les plus arbitraires au nom de la “sécurité nationale” des États-Unis ; isolant commodément les nations visées pour leurs richesses en capitaux naturels, humains, technologiques, stratégiques devenant de fait des proies faciles jusqu’à les forcer à se résigner à contracter un prêt auprès de la World Bank ou FMI naturellement libellés en USD. Autrement dit, une monnaie qui ne vaut rien dite  (le Dollar est un papier non équivalent d’une quelconque contre-valeur réelle, comme l’était par exemple l’or) va être imprimée et prêtée à un pays conduit préalablement à l’étouffement économique en échange d’un accord ou consentement entendu en amont à la privatisation (“libéralisation”) de pans entiers de son économie.  Le cycle de prédation est engagé. Contre un dollar ne valant que la valeur de son encre, la nation brade des pans entiers de sa richesse nationale en capitaux cités plus haut. Cercle vicieux bien huilé depuis la création de la FED en 1913 agrégeant les intérêts privés tels que vous avez cités. Pour prendre l’exemple le plus significatif, conduire des Etats à une guerre, fût-elle mondiale, est ce moyen fabuleux d’à la fois détruire des zones à reconstruire tout en endettant les états pris dans l’effort de guerre puis des reconstructions aux profits de la FED et en descendant la hiérarchie; d’industriels et fonds privés etc.

Dans le cas typique de nations soumises par sanctions économiques, les investisseurs privés (via les fonds auxquels ils délèguent la gestion de leur capital) n’investissent jamais dans le pays avant accord préalable avec le leader mis en place engagé à appliquer une politique de privatisation et/ou que le cycle des sanctions a eu fini son œuvre aboutissant au prêt World Bank ou FMI.

Enfin, le gouvernement américain fonctionne en vendant sa dette nationale (en bonds souverains) à des États forcés d’accumuler du papier dollar sans valeur; sauf à se voir privés du marché américain ou isolé par des sanctions. Or, chaque fois qu’un état veut demander le remboursement de sa dette afin de rééquilibrer son propre budget par exemple,  le cours du dollar peut être astucieusement revu à la baisse par la FED ; ce qui divise d’autant la valeur des bonds détenus par la nation en question. Cette manipulation monétaire est, non sans une certaine ironie, ce dont les États-Unis (la FED) accusent la Chine ou tout autre concurrent potentiel. Enfin l’ONU, pour sa part, en principe organisation internationale ou tribune internationale équitable dont la mission est le maintien de la paix, fonctionne sur un budget versé par les Nations-membres au prorata de leurs PIB respectifs. Or, considérant les pouvoirs de la FED/États-Unis et son armée privée (US-NATO), la possibilité de vote de mandats onusiens sur des fondements arbitraires  par le P5 (Conseil de Sécurité) a pu décider d’interventions militaires; parfois en bernant la Russie, la Chine; deux placées perpétuellement sous pressions économiques et financières. En construisant et disséminant brusquement le portrait psychologique d’un dictateur que les pouvoirs occidentaux utilisaient jusqu’ici, parce qu’il se pliaient aux intérêts privés de ces derniers, l’arme onusienne est des plus dévastatrices.  Ce fut le cas de la Libye (2011) pour ses richesses naturelles et la tentative de son leader, le Colonel Muammar Gadaffi de créer au sein de l’Union Africaine, une alternative à l’US Dollar. Ce fut le cas de Saddam Hussein avant lui (Irak 2003)  sur le fondement de fausses preuves fabriquées par le MI-6 britannique.

Dans d’autres cas, sachant le véto Chinois ou russe acquis par avance, une élection parfaitement démocratique est tout simplement déclarée nulle et non-avenue. Pour prendre le cas le plus récent, tandis que le président du Vénézuela, Nicolas Maduro a été réélu avec 68% des votes lors d’un processus électoral encadré par des observateurs internationaux ayant validé la conformité aux règles démocratiques ; les Etats-Unis et une coalition européenne précipitent la convocation d’un Conseil de Sécurité extraordinaire, via des pressions exercées sur de Etats non-membres permanents exigeant la tenue de nouvelles élections sous huitaine au motif d’un dictateur ayant plongé son peuple dans la violence de la répression. On comprend la position de l’Ambassadeur permanent de la Russie à l’ONU d’ironiser en osant un parallèle avec la situation actuelle des Gilets Jaunes en France. La vérité est évidemment la possibilité pour une faction de cette structure privée de refuser de rapatrier des réserves d’or appartenant au Vénézuela détenues en Grande-Bretagne et la main mise sur les richesses en minérais (Or, Bauxite, Argent…) et énergétiques courant le long de la ceinture Oricono; le plus grand parc de réserves pétrolifères du monde.

D’autres fois encore, l’architecture financière/Militaire/idéologique privée méprise l’étape onusienne. L’ensemble du processus de démantèlement de la Yougoslavie inscrite dans une stratégie de Balkanisation au profit de micro-Etats se disputant opportunément ensuite sur des lignes ethniques, religieuses et/ou historiques (créations Bosnie-Herzégovine, Kosovo etc). visait l’extension de la zone économique de développement ou “espace vital”,  le positionnement géostratégique au sein de la sphère d’influence slave orthodoxe russe empêchant l’unification économique de l’Eurasie.  Chacun se souviendra du bombardement sans interruption de la Serbie par l’OTAN (Chrétienne Orthodoxe proche de la Russie) de mars à Juin 1999 avec pluies incessantes de bombes au deplétium (uranium); c’est-à dire atomiques micro-dosées ayant provoqué dans les années suivantes des milliers de cas répertoriés de cancers et de malformations. Ainsi, en agissant sans mandat onusien au parfait mépris des traités internationaux, l’OTAN a-t-elle pris le motif “humaniste” de “100,000 Bosniaques musulmans assassinés par les Serbes” pour intervenir. L’enquête montrera plus tard qu’il s’agissait de 6,000 Bosniaques musulmans après que ceux-ci avaient reçu le renfort de cellules islamistes albanaises armées et infiltrées par la CIA. Le Camp américain Bondsteel installé au Kosovo accueille une cellule ‘lilipad’ de la CIA où le degré des tortures n’a d’équivalent que la hauteur des trafics d’organes, de drogue et d’armes organisés car fructifiant les intérêts privés de l’architecture. On pourra encore citer l’intervention en l’absence de toute preuve ou mandat onusien de la campagne d’invasion de l’Afghanistan (2001-2018), l’intervention en Syrie (2011-2018) objectivant la stratégie d’émiettement de l’Eurasie dans le cadre de l’endiguement de la Chine et de la Russie capables de l’unifier; par une déstabilisation à effet dominos des Balkans européens (Yougoslavie) puis des Balkans eurasiens concoctée par Zbigniew Brzezinski, Conseiller de la sécurité nationale de Jimmy Carter dès les années 1970 et encore Conseiller spécial d’Obama jusqu’à sa mort.

  Balkans eurasiens

Ainsi, ayant découpé le monde en grandes régions comme échelons d’étapes vers l’évaporation définitive des souverainetés nationales, y compris financière, et d’intégrité territoriale respectives des états composant chaque région, ces institutions supra-étatiques forment-elles le cortex idéologique suprême inattaquable puisque d’apparence humaniste mais dont la fonction principale est d’organiser la permanence du chaos au sein de chaque communauté nationale par l’utilisation de l’ensemble des moyens kinétiques (ex: militaire) et non-kinétiques  (ex:colour revolution) possiblement combinés de l’Hybrid war dont l’échelon politique fait parti.

Pour prendre l’exemple de la France,  la colour revolution organisée contre le Général De Gaulle et le peuple Français en mai 1968 en brandissant toutes les idéologies de fracturation (de genre, d’orientation sexuelle, raciales, ethniques, religieuses, de classe, de fracture générationnelle etc.) visant la déstructuration du moi  par la liquidation de la cellule familiale et de la communauté nationale par l’identity politics aboutit, non sans ironie, à  placer au pouvoir une sucession de chefs d’États ou de gouvernements désormais chargés de mettre en place 4 principes à terme :

  1. Privatisation (“Libéralisation”) de l’ensemble des pans de l’économie en dehors de l’appareil de répression contre la communauté nationale (fonctions régaliennes) au motif de “la sécurité”;
  2. Immigration extra-civilisationnelle reflétant les intérêts privés détenus sur les 5 continents mais servant également le maintien d’un bas coût du travail, de moyen de dissolution de l’identité nationale et d’arme géopolitique  (WMM- Weapon of Mass Migration déstabilisant les économies des pays d’origine, de transit et d’arrivée de ces populations) actant la perpétuation d’un colonialisme fructifiant les intérêts privés originaux tels que concentrés en 1913 et 1930 au sein de la FED puis de la BIS respectivement.
  3. Captation des richesses de la communauté nationale ;
  4. Réintégration de la France dans l’OTAN actée par Nicolas Sarkozy dans un contexte où l’objectif de la création du plus grand marché de l’énergie dominé par la structure financière privée passait par la Libye, le territoire syrien, les richesses énergétiques iraniennes et la soumission progressive de son économie au dollar indépendamment du risque  que représentait son axe d’expansion chiite, notamment, pour la survie existentielle de l’État d’Israël.

Donc en définitive, ce que Macron propose, notamment par la voix de 120 Intellectuels européens (fallacieux argument d’autorité puisque tenus par des contingences de survie) dans une “Lettre ouverte à l’UE” publiée dans le journal “Le Monde” prônant l’intégration des budgets des États européens faisant miroiter une création de monnaie par la BCE l’augmentant jusqu’à 4 fois, une armée européenne “sans sortir de l’OTAN” et, par ailleurs, une discussion sur la possibilité d’un RIC ou RIP (Référendum d’initiative citoyenne/Populaire),“mais pas dans tous les domaines” est précisément l’exacte continuation du piège tendu à De Gaulle et aux Français en 1968. Il s’agit en réalité d’une tentative de reconfiguration de l’édifice financier privé ayant lui-même fait le constat de la perte de l’avantage absolu de l’US Dollar comme monnaie de réserve des États résultant de la neutralisation du SWIFT system ayant imposé à la majorité d’entre eux leur commerce international en US dollars. Or, c’est en général à ce stade que les Français ne comprennent plus parce que constantes victimes des idéologies issues des fabriques ou “think tanks” partisans en directe provenance des États-Unis servant de “caution morale supérieure” ou Parthénon indépassable du vrai sur  fondements scientifiques aussi évanescents que l’aurore fugitive ; tant il s’agit en réalité de donner l’illusion du changement par différentes “fausses” alternatives visant au final, la perpétuatin du même. Par ricochet pervers, la caution “intellectuelle” française ou britannique ajoutant au sentiment de crédibilité universelle; il n’en demeure pas moins que la réalité est peut-être une illusion; mais c’est une illusion têtue. Tout l’intérêt de votre récapitulatif factuel chronologique prend, dès lors, tout son sens et sa valeur dans l’appropriation du réel tangible visant la permanence de la fragilisation de l’entendement humain par l’instrumentalisation de sa faiblese ; le coeur.

A la décharge du peuple américain, victime avec les autres de la chaine FED fonctionnant sur la dette permanente des Etats et des individus jusqu’au point où les états sont devenus des actionnaires parmi d’autres de la structure militaro-idéologique aux échelons politiques régionaux et locaux; certains Présidents ont tenté de restituer à ce peuple ses souverainetés nationales sur sa monnaie et son armée; ayant fait le constat que la Démocratie représentative ou dite moderne (fondements  actés par une séparation des 3 pouvoirs -Exécutif, Législatif et Judiciaire- associée à des libertés individuelles) était en réalité la présentation politiquement correcte (Political correctness-PC) d’une entreprise privée ou 4e branche du pouvoir en partie seulement américaine – dont la puissance reposait sur la captation des prérogatives non pas seulement d’un Président et d’un Congrès sous influences via un système de lobbies industriels finançant par ailleurs des factions au sein des branches du “Deep State” (Militaire permanent/Intelligence/organes bureaucratiques diplomatiques),mais de l’ensemble des sphères militaires et idéologiques au sein d’États “souverains” liés ou soumis au dollar via la caution d’une tribune internationale (ONU).

Or, puisque votre récapitulatif s’arrête en 1973 et sans savoir si cela était volontaire de votre part ou si cette date correspondait précisément à l’écho soulignant le moment où commence l’incompréhension d’une majorité des Français, que se passe-t-il en 1973?

1973 : LE PIÈGE SUBTIL

  1. Compte-tenu du leadership économique des États-Unis à l’époque ; moteurs de la croissance mondiale, ils sont les premiers importateurs de pétrole
  2. Compte-tenu de la nécessité pour les entreprises d’obtenir du pétrole (aucune croissance (augmentation du PIB) possible sans énergie)
  3. Compte-tenu de l’accord secret signé sur l’USS Quincy (1945) donnant un avantage aux États-Unis sur le prix et le volume de pétrole via l’Arabie Saoudite
  4. Compte-tenu de l’accord secret de 1945 renouvelé entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite en 1973, même si la date officielle retient 1974 (négociation menée par Henry Kissinger)
  5. Compte-tenu de la position de l’Arabie Saoudite de 1e productrice de pétrole mondial (société nationale ARAMCO) et de sa protection militaire par les États-Unis, la structure financière privée FED impose via l’Arabie Saoudite et sous couvert des “États-Unis”, aux autres membres producteurs OPEP qu’ils réalisent la majorité de la vente de leurs productions en US dollars. Les pétroles Iraniens sont encore contrôlés par les intérêts Anglo-(Hollandais)-germaniques jusqu’en 1979.
  6. Compte-tenu d’un dollar brutalement désindexé de l’étalon-or (1971)
  7. Compte-tenu de la Création du SWIFT system dans la foulée (obligation pour les nations “souveraines” voulant faire du commerce avec les États-Unis ou sur le sol américain d’utiliser le SWIFT system -Chaque transaction financière, règlement de facture d’importation/exportation d’un pays est contrôlée par une banque américaine)
  8. Autorisation de la libre circulation des capitaux à l’international marquant le signal de départ lancé, au sein de chaque pays souverain, de l’ère post-patriotique.

Il en résulte que:

  1. le dollar devient la monnaie  des échanges internationaux (liés à leurs besoins en énergie…)
  2. Les pays sont contraints de l’utiliser comme moyen de paiement pour leurs échanges commerciaux eu égard au SWIFT system
  3. Or, puisque le dollar n’est plus convertible en or Le piège de par une décision (de la FED) imposée à Richard Nixon, les États se mettent à accumuler du dollar à la place de réserves en or ou dollar garanti équivalent or (0.35 ounce/$) de 1944 à 1971. Désormais, elles se remplissent de papier dont la valeur dépend du taux de la contre-valeur réelle (pétrole d’où l’expression pétrodollar). Anciennement, la valeur des monnaies (devises nationales) variait peu eu égard à l’adossement du dollar sur l’étalon-or. Mais ici et dès lors, la structure financière privée dissimulée derrière les États-Unis peut faire varier le taux de ce papier, affaiblissant ainsi à son gré toutes les économies liées au dollar. Le piège de la dette permanente des États et des individus au sein des économies liées au dollar est définitivement tissé.
  4. Le piège lié à un avantage absolu : L’US-FED détient le privilège exclusif de la création globale de monnaie circulant dans le monde chaque année dont le montant a des effets immédiats sur les Banques centrales liées au dollar (ex: Banque centrale Européenne) parce que déterminant leur taux directeurs; c’est-à-dire la capacité des banques commerciales de chaque état “souverain” de pouvoir prêter aux particuliers et entreprises. Il y a donc lien direct entre taux de chômage, croissance (augmentation du PIB)  dans chaque économie (pays) et quantité globale de monnaie produite et mise en circulation par la FED ; ce qui a fait de la BIS-FED (Bank of International Settlements 1930) une arme géopolitique de dominance globale particulièrement dévastatrice via sa capacité unique de gouverner les quantités globales autorisées, déterminant ipso-facto les taux directeurs des banques centrales régionales (ex : BCE) ou banque centrale dans chaque pays (ex: Banque d’Argentine).
  5. L’autorisation de la libre-circulation des capitaux financiers à l’international (1973) conjuguée dès 1980 à l’ère de globalisation des échanges commerciaux ouverte par Thatcher-Reagan conduiront à la création des FMN (groupes internationaux) et à la délocalisation massive des entreprises vers les lieux de production des matières premières et de la main d’œuvre à bas coût. L’ensemble d’un système dépendant de la FED ouvrira la voie aux années FRIC (1980s) ou spéculation boursière plutôt qu’au réinvestissement dans l’économie réelle de chaque nation occidentale d’origine. La Chine devient l’atelier du monde. La destruction de l’Union Soviétique, opposée à ce modèle ontologique en l’attirant dans une guerre d’attrition en Afghanistan par la création du “Mujahideen” (1979-1989) dont celle-ci ne se remettra financièrement jamais conduit à la privatisation de l’ensemble des secteurs de son économie (1991) et à l’intégration des pays d’Europe de l’Est dans l’OTAN. A partir de 1992 (traité de Maastricht imposant une monnaie unique), les États souverains d’Europe deviennent les gestionnaires/actionnaires œuvrant à la préservation d’intérêts privés dans le cadre d’une gouvernance planétaire emmenée par la BIS-FED. L’alliance Anglo-Germanique telle que concentrée à l’origine au sein de la FED  est à son apogée de puissance. 18 économies enfermées dans une monnaie fixe et trop forte pour leurs économies respectives chutent. Les pans entiers de l’économie (secteurs industriels et fleurons) passent sous pavillon largement Anglo-saxon tandis que renforçant les intérêts privés anglo-américains en Allemagne et FNM allemandes (ex: BASF, Bayer etc). L’euro est une idée américaine inventée au sein de l’Université de Columbia par le Pr Mundell. Elle est élaborée dès 1984 pour fonctionner comme un piège maintenant un espace économique vital sur le continent Eurasien œuvrant à constamment empêcher son unification.

Dans un esprit de synthèse, à partir de 1973, le “pétrodollar” marque un avantage absolu (exclusif) et donc une arme de destruction massive. Or, ce système ne pouvait perpétuer  qu’à la condition sine qua none d’“États-Unis” demeurent driver de la croissance globale directement liée à la supériorité de l’avance technologique aux plans de:

  • ses applications militaires (Armée privée US-OTAN) afin d’accroitre la zone économique d’influence et de développement (ex : ce que l’Europe de l’Ouest puis l’Union européenne a été pour les “Etats-Unis” depuis 1945
  •  ses applications civiles (nouvelle ère des technologies AI)
  • du contrôle de la  distribution du marché de l’énergie permettant le leadership sur l’ère industrielle considérée ; ici 4e révolution industrielle par la distribution de l’Hélium-3 servant à l’énergie ad infinitum par la fusion de l’atome et par exemple, le coltan ; composant indispensable aux produits de l’ère IA (smartphone, ordinateurs, satellites/ technologies embarquées…) dont plus de 90% des ressources globales sont concentrées en RDC (République démocratique du Congo).

Autrement dit, si je récapitule car j’ai bien conscience qu’en France, le discours n’a jamais exposé l’honnêteté intellectuelle ou alors, par bribes d’informations décousues les unes des autres ne permettant pas au citoyen l’accès aux enchainements logiques rationnels :

  1. La  BIS (Bank for International settlements) basée à Bâle, Suisse, est le siège physique et tête de toutes les Banques centrales liées au Dollar
  2. . Par délégation, l’US FED jouit d’une capacité exclusive de création infinie de monnaie.
  3. L’US-FED est donc, de fait, également le Board exécutif décidant de la quantité totale de monnaie en circulation dans le monde sur une base annuelle.
  • Par effet causal 1, l’US-FED détermine le taux d’intérêt directeur de chaque Banque Centrale liée au Dollar; donc la capacité de chaque banque centrale (ex: la Banque centrale européenne-BCE  ou la Banque centrale d’Argentine) d’encourager/geler chaque économie par l’aide (prêts) aux petites et moyennes entreprises et particuliers via leurs relais de banques commerciales (ex: dans chaque état souverain européen comme en France : BNP, La Poste, Société Générale etc.). En réalité, l’US-FED ne leur prête rien. Par ricochet, les banques centrales ne créent rien. Il n’y a pas d’or en contre-partie. Il y a juste du papier adossé sur du vent. Il n’y a en réalité même pas cela. Il y a une ligne de crédit créée sur un ordinateur en échange d’un prêt (papier sans valeur) à rembourser correspondant à une somme et à un taux d’emprunt directement fixé par la Banque centrale (ex: BCE), elle-même dépendante du taux directeur fixé par l’US-FED correspondant à la quantité totale de monnaie qu’elle met en circulation. Lorsque l’on dit que la FED révise son taux directeur, cela signifie qu’elle augmente la quantité de monnaie créée puis mise en circulation ou qu’elle la restreint. Lorsque le remboursement est intégral (épuration du prêt), la ligne informatique est effacée. Il n’y a donc plus d’or dans les réserves des banques en proportion de l’équivalent monnaie. C’est donc la dette permanente qui créée la richesse de ce système privé et les intérêts perçus pour avoir créé et prêté du vent.
  • Par effet causal 2, l’US-FED détermine donc le taux de chômage dans chaque économie (pays lié à l’US Dollar), puisque les entreprises n’embauchent, ne diversifient leurs activités, n’adaptent leurs matériel à la pointe de la technologie ne lancent des bureaux de recherche et de développement qu’à la condition de prêts à des taux non rédhibitoires auprès des banques commerciales. Néanmoins, la FED peut poursuivre l’objectif de privatiser les pans entiers d’une économie pour se rendre maître des richesses en capitaux naturel, humain, technologique et/ou géolocalisation stratégique d’une nation souveraine. Dans ce cas, celle-ci dont les ramifications sont partout au niveau des banques centrales (ex: BCE et commission européenne) dispose de toutes les latitudes de pouvoir nécessaire sur des acteurs régionaux/locaux intermédiaires bénéficiant au passage de ce système et le plus souvent, au seul avantage des intérêts privés tels que concentrés lors de la création de la FED en 1913.

RÔLE TYPIQUE DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES DÉPENDANTES DE  l’US-FED depuis 1945: (World Bank/Banque Mondiale et IMF/Fonds Monétaire international)

La fonction principale de ces 2 organismes est l’aide financière aux États “souverains” (en principe). Or l’agrégation de 3 facteurs :

  • Prêts exclusivement accordés en US dollars liés à la BIS via l’US-FED
  • Arme suprême accordée au Congrès américain de voter des sanctions économiques et financières sur le fondement de l’arbitraire dissimulé derrière “les intérêts nationaux ou sécurité nationale des États-Unis” (équivalent de l’intérêt supérieur de la nation)

il en résulte un système de prédation organisé sur le mode systématique :

> Typiquement, les sanctions financières et économiques votées par le Congrès américain sont destinées à suffoquer économiquement les nations riches en ressources naturelles et/ou représentant un intérêt géopolitique stratégique. Ces sanctions sont maintenues aussi longtemps que nécessaire jusqu’au point de bascule où le pays visé n’a plus d’autre choix que de se tourner vers la Banque mondiale (BM) ou Fonds Monétaire international (FMI) afin de solliciter un prêt libellé en US dollars.

En fonction des niveaux d’influence idéologique et des rapports de force militaire alliés entretenu avec/ou infiltrés au sein de cette nation (incluant les échelons politiques et religieux), des actions kinétiques (ex :militaire) et/ou non-kinétiques peuvent viser soit un changement d’orientation politique , soit un changement de régime  “regime change” (possiblement par l’orchestration d’un coup d’état couvert par une “colour revolution” souvent initiée par l’activisme humanitaire des droits de l’Homme “HR Activism” étudiant etc.). L’objectif est d’installer les conditions favorables à la privatisation (“libéralisation”) des pans entiers de l’économie du pays. Il est le plus fréquent d’installer un “Homme de paille” présidentiel placé au pouvoir après s’être préalablement engagé à œuvrer à la mise en place de cette politique néolibérale au détriment des intérêts patriotiques de la nation. Cette voie ouvre de manière récurrente la porte aux investisseurs étrangers privés et acteurs régionaux post-patriotiques (club des industrialistes) disposant de capital économique, tandis que le processus se reproduit sur la proie suivante (nation souveraine). Ce qui s’est passé en Grèce avec l’installation d’une Troïka (Commission Européenne, Banque centrale européenne, FMI) tandis que la FED via la Banque Goldman Sachs avait maquillé les bilans afin d’intégrer Athènes à l’Euro est un exemple typique. Plus récemment, tandis que l’Argentine dispose de larges ressources naturelles, minérales et hydrocarbonées, notamment dues au fracking, celle-ci a été contrainte de demander un prêt de $50+milliards au FMI pour l’excellente raison que les investisseurs privés attendent cette échéance incontournable pour ensuite s’arroger les richesses du pays à bas prix. Le cercle de la dette libellée en USD est engagé et, de façon typique, la nation n’en sort jamais.

Q: Précisément. Comment sortir de ce cercle vicieux?

MDOK : Tout l’effort ou l’honneur en revient aux pays émergents sous l’impulsion de la Chine et de la Russie rassemblés au sein du format économique dit BRICS

OBOR-BRI : L’HUMANISME DU XXIe SIÈCLE OU LE PLAN MARSHALL A l’ECHELLE GLOBALE

En deçà ou par-delà la solennelle imbécillité actant le déni et l’obstination d’idéologies obsolètes,  les incohérentes actuelles (RealPolitiK) montrent néanmoins les lignes d’effritement ou de souplesse apparente entre intérêts privés latinisés (BIS-FED)  s’écroulant et mettant en exergue, par raisonnement inductif inverse, la réalité d’une nouvelle époque entrée en Pax Sinica.

L’unification du continent eurasien est désormais en marche sous l’impulsion de la Chine, avec la Russie jouant le rôle pivot d’équilibre entre des nations historiquement, culturellement ou stratégiquement opposées, par l’intégration de ces dernières dans des formats économiques avantageux.

Les récentes cérémonies courtisanes à l’endroit de l’Afrique par l’ensemble des leaders européens et les partenariats des intérêts particuliers s’accélérant entre pays européens occidentaux sous l’orchestration de la FED, Chine et Russie objectivent à quel point le concept d’Union Européenne ou club des industrialistes liés au dollar Américain n’a plus aucun sens ni au plan idéologique, ni au plan militaire, ni au plan de la vision ontologique. L’idéologie n’est pas la vision philosophique. C’est même tout le contraire. Or, contre une tentative actuelle tentant de maintenir l’Europe de l’ouest sous pavillon “chrétien latinisé” greffé à un bloc-continent américain (Amérique du Nord-Latine-Sud) sous leadership américain pour le compte des mêmes intérêts privés – une réalité s’impose. Si les Etats souverains d’Europe de l’Ouest ne s’allient pas à la Russie dans le cadre d’une unification du continent Eurasien telle qu’emmenée par la Chine; alors la disparition de la  civilisation européenne est irrémédiable.

Q : Qu’entendez-vous par Pax Sinica ?

  1. AIIB et NDB
  2. Monnaies alternatives au Dollar ( moyens de règlement des échanges commerciaux y compris monnaies nationales des états et/ou électroniques (c’est-à-dire dématérialisées mais appuyées sur une contre-valeur réelle -Cryptocurrencies)

En 2013, la Chine a lancé ce que j’ai donc nommé un “Marshall plan à l’échelle globale” avec l’objectif de rééquilibrer les relations internationales en organisant les échanges commerciaux entre blocs régionaux (idéalement entre blocs-continents) composés d’états souverains unis économiquement mais gardant chacun expressément leurs souverainetés nationales y compris monétaire et intégrités territoriales respectives. Il s’agit donc de jeter les bases des échanges ou ponts entre civilisations et blocs économiques continentaux tout en œuvrant à répondre à des causes globales communes (terrorisme, grande pauvreté, réchauffement climatique…)- et non de viser la vaporisation des concepts de l’ordre westphalien (états souverains, intégrité territoriale, non-ingérence dans les affaires internes d’un état- 1648), telle qu’une dyarchie au sein de l’ONU avait tenté de les anéantir en imposant une gouvernance planétaire par la norme supranationale à l’avantage exclusif des intérêts privés d’un consortium largement mené par une alliance Anglo-Germanique dont les racines remontent bien au delà du XIXe siècle.

(Ci dessous, quelques infrastructures lié à OBOR ou BRI en cours de réalisation)

 

Q : Autrement dit, une étape intermédiaire passe par le renforcement des économies de chaque nation au sein de chaque bloc continental (ex: en Eurasie ou en Afrique, Amériques) afin de favoriser l’intégration économique du bloc en vue d’échanges commerciaux futurs équitables entre blocs-continents puissants?

MDOK : Absolument. Née de la tradition chinoise du globalisme économique ou capitalisme vertueux contre le néolibéralisme admettant spéculation plutôt que contre-valeur réelle et privatisation ou “captation” des richesses de chaque nation comme mode de dominance hégémonique largement héritée des pratiques de l’Europe occidentale dès le XIVe siècle et l’expansion du commerce sur les places fortes des villes naissantes, ports et places boursières ensuite agrégé au colonialisme de la “civilisation universelle Chrétienne” – ce plan Marshall à l’échelle globale est l’équivalent moderne de la route de la soie ancestrale débutée sous les périodes des Chine Tan et Han. Impulsée par le dynamisme économique des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), la Belt and Road Initiative (BRI) ou One Belt-One Road (OBOR)  liera, à terme, les 5 continents habités par un vaste ensemble de réseaux de connectivité terrestres et maritimes (SLOC Sea Lines of Communication). Ainsi, routes, voies ferrées, ports, aéroports, hyperloops ou équivalents mais également corridors énergétiques, barrages hydrauliques, centrales nucléaires accueillant l’énergie dont nous parlions plus tôt, infrastructures [bâtiments publics (Hôpitaux, hôtels, centres financiers et d’affaires au sein de villes intelligentes “smart” (connectées), parcs immobiliers…], agriculture, médecine ; tous ces complexes boostés par l’intelligence artificielle offrant les dernières avancées technologiques, accès à un corridor maritime pour des pays enclavés etc. permettent aux nations participant au projet de bénéficier des meilleures technologies dynamisant les économies de leurs territoires nationaux et régionaux respectifs tout en créant, au passage, des milliers d’emplois. Fondamentalement opposée à l’unilatéralisme ou Pax Americana à la fois dans son esprit de vision ontologique d’uniformisation des sociétés nationales et dans une globalisation au plan économique en termes déloyaux dont deux institutions internationales financières principales (World Bank, FMI) créées en 1945 cautionnaient et renforçaient en réalité l’ordre de la gouvernance globale par l’utilisation d’une monnaie exclusive appuyée sur du vent (le dollar)-  les BRICS, largement tirés par la croissance chinoise, ont créé deux organismes financiers alternatifs à la World Bank (ou banque mondiale de prêt)-FMI afin d’aider les nations souveraines à s’affranchir d’une dépendance liée à un dollar exclusivement assis sur la spéculation boursière favorisant les intérêts particuliers, plutôt que sur des échanges commerciaux fondés sur des contre-valeurs réelles (biens, services).

  • D’une part, l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank). Cet organisme est dédié au financement d’infrastructures au sein des nations souveraines participant directement à la Belt and Road Initiative. C’est donc, non sans une remarquable anticipation visant l’unification du continent eurasien et la création de monnaies alternatives fondées sur des échanges commerciaux avec véritables contre-valeurs réelles (ex: Or),  y compris via des monnaies nationales des États et cryptocurrencies) que Beijing accepte d’accorder la vice-présidence de l’AIIB à la France, en 2017. La Chine et la Russie pensent le temps long avec la connaissance scientifique que l’ensemble des moyens par lesquels gouvernait le dollar sont désormais neutralisés.
  • D’autre part, à côté de l’AIIB,  la New Development Bank (NDB) créée sous l’impulsion de la Chine et de la Russie au sein des BRICS est une alternative à la World Bank (gouvernée par la FED via la nécessité de prêt en US dollar). La NDB est destinée à financer tout projet de développement souhaité par un état pour le bien de sa communauté nationale. Or, contrairement à sa fort peu populaire alternative (la World Bank dont nous avons expliqué le rôle dans la chaine de prédation plus tôt), la NBD propose des prêts aux États à taux zéro et s’engage dans les termes express de ses contrats à une politique de non-ingérence dans les affaires internes d’un État ayant sollicité le prêt.

Dans le souci d’intégrer économiquement les états au sein du continent eurasien afin de le rendre puissant, Chine et Russie ont donc créé à l’appui du plan Marshall des formats d’intégration économique (ex: Shanghai Cooperation organization, EAEU, 16+1 etc.) en parallèle de projets ou infrastructures en cours de réalisation lancées par zones géographiques unifiant et renforçant ainsi les pays souverains au sein de leurs blocs continentaux (ex : CPEC -China-Pakistan Economic Corridor, BCIM – Bangladesh-China-India-Myanmar ,LAPSSET Corridor Programun ensemble d’infrastructures des plus ambitieux à l’Est de l’ Afrique joignant le Kenya, l’Éthiopie et Port Soudan etc).

Tandis que se faisant, eu égard à sa supériorité aérospatiale-militaire mais également à son histoire fraternelle et/ou de grand frère, j’ai signalé plus tôt le rôle de la Russie de go-between ou de partenaire privilégié de dialogue visant à rapprocher (zipper) des nations d’un même bloc-continent  historiquement ou idéologiquement éloignées ou encore des nations jeunes mal créées par les intérêts privés latinisés au cours de 200 dernières années de fracturation des continents selon la formule “Divide and conquer”- Diviser pour mieux régner.

Il s’agit donc bien d’une intégration économique au sein de chaque continent en respectant les souverainetés et intégrité territoriale de chaque nation afin de pouvoir ensuite organiser des échanges commerciaux sur la base de fair-trade entre blocs idéalement continents utilisant une pluralité de monnaies appuyées sur des contre-valeurs réelles. Dans cette perspective, la dynamique des réseaux de connectivité terrestre, marine, aérienne (voies de communication des biens) jettent également les ponts des échanges culturels entre civilisations respectées dans leurs souveraineté nationale, intégrité territoriale et géoculturelles (traditions, us et coutumes).

Q : L’ambition d’empêcher l’unification de l’Eurasie, soit par la Chine, soit par la Russie n’est pas nouvelle. Dès le XIXe siècle, les intérêts privés concentrés au sein de l’Occident latinisé ou pro-Occidental ont visé ce but par des tentatives kinétiques (ex : militaires) et/ou non-kinétiques. Quel est votre commentaire?

MDOK : Oui, absolument. On pourrait même remonter le temps bien avant le XIXe siècle. L’hostilité de la Chrétienté héritée de l’empire romain d’Occident après sa division géographique entre Occident et Orient (395) avec deux capitales d’un même ensemble (Rome et Byzance/Constantinople) peu après la conversion de l’Empire Romain au Christianisme (313), puis son schisme religieux définitif avec sa sœur Chrétienne d’Orient (1054) au motif d’Empereurs qui en Orient avaient insisté pour soumettre l’Épiscopat contrairement au Pape d’Occident auquel empereurs et monarques (pouvoirs temporels) se sont soumis, n’est pas nouvelle. Cette hostilité continue d’ailleurs, de guider les structures dépendantes de l’architecture financière privée (BIS-FED) quant aux lignes de fractures militaires et idéologiques imposées par son armée privée (US-OTAN) combinée à l’aide de puissances extra-civilisationnelles alliées (en capital financier et humain) et caisses de résonance (média). Or, nous avons vu que l’entreprise n’était pas seulement désormais vaine, mais absolument contreproductive ; sauf à risquer le discrédit intellectuel ou le fondement du jugement d’une condamnation en l’absence de preuve tangible. A défaut, la preuve falsifiée ou l’intime conviction sur laquelle, même les Britanniques et Américains ironisent en prononçant “Highly likely evidence”. De même, les grands mythes chrétiens latinisés moyenâgeux entretenant la diffusion de la terreur venue de l’Est depuis Attila (Les Huns), l’Empire de Gengis Khan et de la Horde d’or des steppes du “Royaume du Nord” dont la Chine symbolise, en quelque sorte, une partie de l’héritage moderne, continuent de nourrir l’obscurantisme de la pensée crédule occidentale et des chapelles latinisées d’Occident. Mais enfin, nous admettrons qu’au XIXe siècle dans sa phase la plus contemporaine, les empires occidentaux latinisés et déjà tombés sous domination des intérêts privés, tant aucune guerre ne se nourrit de l’air du temps, a constamment visé 2 objectifs :

  • Le premier, en Europe, était celui d’empêcher l’unification du vieux continent par la Russie. Une unification économique se fait d’abord par les voies de communication. La construction du chemin de fer Transsibérien liant définitivement Vladivostok à Moscou portait en puissance la possibilité de lier Vladivostok à Lisbonne. Combinée aux richesses naturelles de la Russie, aux façades maritimes de la France et de ses colonies îliennes réparties sur les 5 océans par exemple; la Russie avait effectivement les potentialités de faire de l’Europe le “continent géopolitique pivot” fondamental et incontournable des échanges planétaires entre Est et Ouest. Naturellement, cet équilibre du monde eût définitivement nui aux intérêts de l’empire britannique et de son Commonwealth traditionnel (États-Unis inclus). La théorie du géographe britannique, Sir Halford Mackinder, résume en 1904 une stratégie de domination utilisée par les intérêts privés latinisés passant par 3 axes : la nécessité d’orchestrer une constante opposition entre Allemagne et Russie en jouant sur des lignes sectaires (financement et diffusion du Communisme internationaliste et par contraste, du nationalisme patriotique ainsi que des extrêmes) /lignes géostratégiques (Blocage de l’accès de l’Empire russe (empire terrestre) aux mers chaudes (Méditerranée, Mer noire, Océans Indien et Pacifique)/et lignes religieuses (opposition Empire romain chrétien d’Occident ou latinisé vs. Empire romain d’Orient chrétien orthodoxe). Concernant la tentative de soumettre la Russie, de s’accaparer ses richesses et de limoger les tentatives d’unification, l’histoire des relations Internationales des deux cent dernières années retient, à raison, 3 dates particulières :
  • 1812 (Campagnes Napoléoniennes financées  par ces intérêts privés ; tant au-delà les crétineries solennelles, on ne finance pas les guerres grâce à l’air du temps)
  • 1853 (utilisation de l’Empire Ottoman par une agrégation armée Italie-France-Royaume-Uni (1e guerre de Crimée)
  • 1905 via une attaque de double-front est-ouest correspondant à l’orchestration d’une action kinétique (offensive du Japon contre la Russie) conjuguée à une action non-kinétique (colour-revolution ratée)

 

  • Le 2e objectif visait évidemment d’éviter l’unification du continent eurasien par la Chine. Ici, pourrons-nous citer les mêmes intérêts finançant les campagnes des Empires Britannico-Français 1e puis 2e guerres de l’Opium qui endormiront le “dragon Chinois” pendant 150 ans après l’avoir pillé, humilié et soumis.
  • Ajoutons que par effet-miroir entre le Royaume-Uni et ses dominions y compris américain que l’on appelle communément “the 5 eyes” et le Japon, la position îlienne du Japon détaché du Continent Eurasien avait cette même inquiétude de constamment nuire à l’unification de la “Mass land” eurasienne par la Chine. On comprend donc des lignes de rapprochements d’intérêts privés Anglo-Européens-Japon ou d’instrumentalisation du Japon dès la fin du XIXe siècle.

Il n’est donc pas étonnant de retrouver tout le jeu subtil d’une tradition des intérêts privés occidentaux latinisés d’utilisation de l’empire Ottoman (puis de la Turquie actuelle et de l’Ukraine) liant la problématique géo-culturelle (la Russie ou “3e Rome” revendique l’héritage hellénique Grec puis Romain dans sa partie orientale-Byzance/Constantinople) aux grilles géoéconomiques (ressources énergétiques/extension de l’espace économique) et géopolitiques qui priveraient  la Russie de ses ressources traditionnelles financières par l’alimentation de l’Europe en énergie (par les corridors énergétiques ukrainiens construits sous l’ère russe soviétique afin d’alimenter le territoire ukrainien) et d’accès aux mers chaudes, notamment à la Méditerranée par des provocations en Mer d’Azov (Kerch-Crimée), Mer noire et par le blocage des détroits du Bosphore et des Dardanelles ouvrant sur la mer Égée.

Q : Comment la Chine, constamment sous sanctions ou en tous cas, soumise au dollar, est-elle parvenue à lancer son plan Marshall global?

MDOK : La question est en effet pertinente. Elle est même fondamentale. En 2013,  la Chine “atelier du monde de la mondialisation” est effectivement de nouveau assez forte pour lancer sa route de la Soie moderne ou Plan Marshall à l’échelle globale (Belt and Road initiative). Une agrégation de facteurs permet d’exposer les raisons objectives :

D’un point de vue scientifique, le constat est simple.

  1. Les “États-Unis” (BIS-FED) ont perdu les supériorités aérospatiales-applications militaires et, de fait, également civiles
  2. Ils ont perdu le leadership économique en partie en raison du point 1 mais également à la suite des délocalisations massives durant les 3 dernières décennies combinées à des campagnes de guerres incessantes visant le contrôle du plus grand marché de l’énergie de la 3e ère industrielle (hydrocarbonée), la captation de l’ensemble des richesses minérales et la dominance globale par la soumission définitive des espaces territoriaux résistants (essentiellement désormais Russie, Chine, Iran mais également Vénézuela, Corée du Nord)
  3. Remarque: D’un point de vue académique, les moyens de la soumission offerts par l’Hybrid Warfare sont soit kinétiques (actions militaires dont coups d’état la plupart du temps orchestrés par la CIA justifiant ensuite, par exemple un mandat onusien et l’agrégation de services secrets “alliés”, de factions dissidentes au sein d’une armée régulière, de cellules terroristes financées et armées aux échelons global et local) avec une combinaison non-kinétique possible admettant le vote par le congrès américain de sanctions économiques et financières et des changements de régimes par activation des réseaux financés de la structure idéologique locale (“colour revolution” via l’activation de réseaux activistes y compris humanitaires/droits de l’hommistes, intellectuels, étudiants, sphère artistique, courants religieux, classe  politicienne/ syndicale etc) – tous financés via des programmes lancés à partir de la dyarchie ONU/ Conseil Atlantique/ Conseil of Freign Relations/ FMN finançant des programmes/Bourses culturels dans le pays visé etc. 
  4. Montée du chômage résultant des délocalisations
  5.  Bassins géographiques sinistrés correspondants (ex: Rust Belt correspondant aux anciennes usines de l’industrie automobile délocalisée).
  6. Plafond record de la dette nationale comme dans la plupart des pays de l’UE.
  7. Epuisement des lignes de budgets sociaux : Pour financer ses guerres, la FED  (par vote du Congrès américain) a utilisé  y compris les budgets réservés à la Sécurité sociale couvrant la retraite des moins fortunés correspondant à ce jour à une allocation d’environ $1400/mensuels.
  8. Or, Départ à la retraite de 10,000 baby-boomers/jour n’ayant pas été capables de créer une épargne suite à la perte d’emploi/stagnation ou baisse des salaires
  9. Perte de l’assurance-santé liée au chômage ou révision à la baisse des remboursements au profit des FMN Agro-chimiques-pharmaceutiques dans lesquelles la FED et sa cohorte de servitude volontaire (architecture militaro-idéologique) concentre ses intérêts. Principe de réalité : plus il y a de bombes larguées, plus il y a de guerres et de pays à reconstruire, plus les intérêts liés à ce système fructifient.
  10. Aujourd’hui, plus d’1 Américain sur 2 déclarent moins de 10K d’épargne personnelle (54%). Ce chiffre atteint le record de 73% parmi la population (18-35 ans) tandis que le niveau moyen d’endettement lié à l’éducation atteint une moyenne de $200,000 /étudiant.(Bulle spéculative de l’éducation que le Président Macron semble vouloir imposé en France. Quid des $32 milliards liés à la formation professionnelle gérée par les syndicats?)
  11. Compétitivité des entreprises liées au système FED dépendante de leur ancrage près des lieux de production des matières premières et de coût de main d’œuvre bas. Observation : La chaine de fabrication des semi-conducteurs essentiels aux circuits électroniques intégrés de l’ère IA passe par Taïwan/ cf : dimension géopolitique).
  12. Perte de la supériorité technologique civile permettant le passage de l’IT à l’IA, tandis que vaporisation de milliers d’emplois ; de là l’argument d’une Chine aux pratiques déloyales et les campagnes de diabolisation agressive.
  13. Infrastructures américaines non adaptées au passage IT/IA (ex : aéroports, rails, ponts  etc) datent des “golden years” des années 50-60 sans budget permettant une modernisation préparant les voitures autonomes etc.
  14. Passés 1e exportateur d’énergie (notamment en LNG) ; Dépendance américaine  vis-à-vis de la demande chinoise (1.3 milliards d’habitants) non pas dans ce seul domaine énergétique, mais dans les domaines incluant l’agriculture, l’industrie, les services, l’immobilier etc.
  15. A contrario, le darwinisme social objective la réalité d’un marché de consommation  américain (320 millions d’habitants) devenu dépendant des produits manufacturés “made in China” à plus de 57%.
  16. Armement/cybersécurité obsolètes

Par contraste,

  1. la Chine est devenue depuis 2008, le moteur de la croissance globale.
  2. Marché domestique d’1,3 milliards d’habitants et 64% du marché de consommation globale (+ de 4.6 milliards d’habitants)
  3. Dans le cadre d’une industrialisation retardée, celle-ci est, de fait, malgré tout devenue la 1e puissance mondiale importatrice d’énergie;
  4. Position de “price-settler” des prix de l’ énergie. Peut imposer ses prix. Impact géopolitique fulgurant.
  5. Dépendance et obsolescence des technologies des entreprises américaines
  6. Beijing est le leader de la technologie et de l’investissement dans la 5G
  7. Beijing détient (avec le Japon) la majorité de la dette nationale américaine. Si la Chine décidait soudainement de la vendre sur les marchés, le dollar pourrait être liquider en un seul jour. Toutefois, il est évidemment plus pertinent de rééquilibrer les relations internationales par des réformes profondes (redéfinitions des missions originales) des organismes internationaux (ONU, World Bank, WTO World Trade Organization, en français OMCOrganisation mondiale du Commerce; successeur du GATT , lui-même successeur des Accords de Bretton Woods de 1944) œuvrant à la multipolarité plutôt que de déclencher une crise financière dont les conséquences économiques heurteraient également les intérêts des entreprises chinoises et investissements directs de la Chine détenus à l’étranger (FDI- équivalent en français IDE). L’objectif était donc bien celui d’imposer l’utilisation de moyens de paiements alternatifs au Dollar afin d’ôter à la FED son appropriation du dollar comme moyen de dominance globale.
  8. Au cours des 3 dernières décennies pendant lesquelles celle-ci a été utilisée comme “atelier du monde”, elle a néanmoins réussi l’exploit de mettre de côté chaque profit réalisé et de le convertir en or.
  9. En conséquence, c’est avec confiance que le 26 Mars 2018, tandis que Vladimir Putin venait d’annoncer à son peuple et au monde entier la supériorité aérospatiale-militaire définitive de la Fédération Russe assurant une protection de l’intégrité du territorial national lors de son adresse à la Fédération russe le 1 mars 2018 ; le Président Xi Jinping lance de manière officielle une alternative à l’US Dollar. Le Petroyuan ou Oil futures est une monnaie de transaction adossée sur une véritable contre-valeur réelle (or) en échange d’énergie délivrée à la Chine. Toutefois, Beijing favorise tous autres moyens de paiement; monnaies nationales, monnaies virtuelles Crypto-Yuans ou Crypto-libellées en monnaie nationales ou de bloc économique (ex: euro). Le véritable facteur déterminant est l’échange commercial adossé à de vraies contre-valeurs réelles.

DIVERSITÉ DES MOYENS DE PAIEMENTS : DE-DOLLARISATION EN COURS

L’avance technologique est également, en partie, à l’origine de la perte de la dominance globale par le Dollar. Non sans ironie, ce sont les services secrets américains (CIA) qui sont à l’origine de cette prouesse. Un système bancaire global combiné à la nécessité de demeurer anonyme pour réaliser certaines transactions financières opaques (ex: financement de réseaux terroristes, armées de mercenaires privées, trafics d’organes, de drogues, financement de partis politiques à l’échelon régional, local etc.) ont finalement abouti à une évolution technologique considérable appelée le Blockchain; c’est-à dire la communication privée, par exemple dans le domaine financier dont les empreintes ou traces sont perdues dans la chaine d’activité des ordinateurs intermédiaires. Cette chaine noyée au sein de réseaux de communication intégrés est désignée sous le nom de Dark net. Par lien causal, les crypto-monnaies (ou crypto-devises traduit de l’anglais cryptcurrencies évitent donc le SWIFT system imposé depuis 1973, correspondaient donc à la nécessité de communiquer rapidement et d’échanger du data (informations) à l’échelle globale en temps réel. Les traces de tels types d’activités secrètes ont été mises en exergue pour la première fois dans des documents de la NSA dans le cadre de l’un de ses projets  DARPA (Defense Advanced Research Project Agency).

A partir de ce concept, des comptes exclusivement sous forme virtuelle (internet) sont donc alimentés grâce à une monnaie virtuelle mais correspondant à un équivalent ou contre-valeur réelle. De là, le Bitcoin; cette monnaie virtuelle adossée à l’or qui évite le contrôle des Etats et donc de la FED. C’est pour cette raison que l’architecture financière a exigé le prélèvement à la source dans les Etats, notamment en Europe, ne permettant pas aux particuliers au sein des états qu’elle endettait constamment de sauver un capital. D’autres crypto-currencies se sont développées avec le même cheminement permettant aux particuliers, entreprises, organisations etc. de disposer de comptes et d’argent contournant tout contrôle puisque les traces des transactions sont perdues dans la Blockchain. Constamment sous sanctions économiques ou financières pour des motifs largement évoqués en amont, la Russie et la Chine ont finalement mis en place il y a quelques années le PVP (payment versus payment system)  pour régler leurs transactions d’échanges commerciaux libellées soit en Yuan chinois, soit en  rouble russe., tandis que les échanges entre ces deux nations ne cessent d’augmenter (plus de $100 milliards de turnover cette année). Dans la foulée, des pays producteurs d’énergie ou géostratégiques placés sous sanctions  (ex: Venezuela, Iran, Turquie…) ont créé des véhicules alternatifs les faisant, de fait, basculer plus rapidement dans des formats d’intégration du Marshall plan global. Même si dans des proportions plus timides, compte-tenu d’une économie largement dépendante des investisseurs liés au système FED, l’Inde continue de réaliser 1/3 de son approvisionnement énergétique en pétroles iraniens. Au final, une collection de moyens de règlement des échanges commerciaux contournant l’architecture BIS-FED/World Bank – FMI et SWIFT system a atteint le but fixé d’ôter au dollar sa fonction hégémonique.

Q: Pourquoi l’Union européenne, apparemment initialement décidée à créer un véhicule  de paiement alternatif au Dollar afin de commercer avec l’Iran ne l’a-t-elle finalement pas fait ; chaque pays de l’UE refusant l’un après l’autre d’accueillir au sein de l’une de ses banques commerciales nationales le dit-véhicule?

IMPACTS GEOPOLITIQUES

La combinaison de la perte de supériorité militaire américaine combinée à la perte de sa position de contrôle du marché de l’énergie (prix) et l’apparition de monnaies alternatives au dollar tandis que les USA, devenus 1er exportateur d’énergie sont dépendants de la Chine à tous égards, bouleverse définitivement les équilibres géopolitiques tels que créés à Yalta ou en réalité, depuis 1913. L’accord entre FED et protection de la Monarchie wahhabite saoudienne en échange du contrôle du prix du marché de l’énergie (via l’OPEP) n’est plus tenable puisque sa sécurité n’est plus garantie par la puissance perdue de l’Armée privée US-OTAN.

De fait, à un schisme religieux interne à l’Islam entre sunnisme,voire sunnisme rigoureux ou intégriste wahhabite propagé par l’Arabie Saoudite) et Chiisme propagé par l’Iran à travers un arc shiite – s’associe à nouveau une lutte de régime politique entre modèle monarchique et modèle nationaliste républicain tel que la frange démocratique de la république d’Iran l’exprime par sa Constitution.

En d’autres termes, nous observons un Pan-Arabisme nationaliste que permet l’Iran (qui n’est pas arabe) opposé à un Pan-wahaabisme monarchique ayant largement financé le terrorisme à la demande des “Etats-Unis” afin de détruire la Russie (soviétique) en Afghanistan (Brzezinski-full interview and analysis) en faisant appel à tous les “Mujahideen” des MENA, puis qui serviront de justification de “Global War on terrorism” à partir de 2001, tandis que les commanditaires officiels du 9/11 ont été déclarés Saoudiens.

Autrement posée, la configuration Intérêts privés latinisés (FED)-Arabie Saoudite et son équivalent militaire US-OTAN-GCC (Council of the Gulf States- pays du Golfe) telle que déployée pendant le conflit syrien est obsolète sans rien avoir réglé du péril de l’arc Chiite. En outre, tandis que combattant les forces iraniennes engagées au côtés de Bashar Al Assad soutenu par la Russie et la Chine, cette coalition dont l’ambition était de s’approprier la Syrie (territoire de transit et de contrôle des connecteurs  des pipelines des énergies Sud-Nord (Arabie Saoudite-Qatar à destination de l’Europe) et Est-Ouest (Iran-Iraq-Syrie) tels que correspondant également à l’axe shiite (exceptin : Hezbollah libanais) pour sa partie Proche-Orient, s’est soldée par un échec retantissant. De fait, tous les acteurs initiaux se snt divisés.

Or, cette réalité régionale a des impacts exponentiels sur les trois grilles géopolitique/géoéconomique/géo-culturelle  avec le pivot de l’Arabie saoudite et de l’Iran mais également de l’Etat d’Israel dans des formats économiques d’intégration du continent eurasien; voire eurasien-Africain en tenant compte des pays musulmans MENA (North Africa-Middle East). De même, peut-on observer un pivot assez net, quoi que plus nuancé, du Président Turc Erdogan dans le cadre de sa grande stratégie Néo-Ottomane jouant à la fois sur les lignes d’alliances Ouest-Est avec l’assurance que cette configuration est atomisée ou condamnée dans un futur de moyen échéance. Son arc d’influence s’inscrivant depuis le berceau historique original derrière la Caspienne (Kazakhstan/ Turkmenistan) jusqu’aux Balkans européens et la position géostratégique de la Turquie aux plans des transits énergétiques/ terrorisme financé Moyen-Orient-Europe en fait un partenaire privilégié du Qatar dans le cadre de sa dispute actuelle avec l’Arabie Saoudite et de convergences d’intérêts avec l’Iran sur les problématiques Kurdes, Syrienne et énergétiques. Sous l’influence d’un courant FED prônant le globalisme à la fois aux plans économique mais également d’évaporation des notions géoculturelles, tel que politiquement grossièrement incarné par le parti Démocrate américain et l’UE avec un Président Obama n’ayant pas hésité à financer les partis et activismes non-gouvernementaux opposés à la souveraineté et intégrité du territoire Israélien, le PM Binyamin Netanyahu a failli être renversé lors des élections de mars 2015. Sans l’intervention de la Russie avec son entrée militaire directe dans le conflit en septembre 2015, l’existence même de l’Etat d’Israel était directement mise en péril.

Ainsi, la Russie a-t-elle absolument retrouvé sa position de premier plan international tandis que la Chine demeure maître du jeu de l’unification eurasienne. Si l’Union européenne décidait de créer un moyen de paiement alternatif au dollar afin de bénéficier du marché iranien tandis que le Congrès américain a placé le pays sous sanctions économiques et financières ; alors celle-ci aiderait Chine et Russie oeuvrant pour la multipolarité. En le faisant, l’UE amoindrirait d’autant l’architecture FED dont dépendent les intérêts privés qu’elle sert. C’est la raison pour laquelle immédiatement après l’annonce des sanctions contre Tehran, les groupes post-Patriotiques tels que TOTAL ou RENAULT etc. ont annoncé leur retrait immédiat des partenariats avec l’Iran. Or, en ne créant pas ce moyen de paiement alternatif, l’UE précipite sa chute en raison d’une BCE entièrement liée à l’US-FED en train de s’écrouler. C’est un échec et mat, car si les intérêts privés tels que concentrés en 1913 pour sa partie européenne tentaient une reconfiguration de la FED à partir cette fois-ci de la BCE (plan Macron): ils n’auraient aucun autre choix que celui de s’allier à la Russie. De là, quel sens à l’OTAN ? L’Union Européenne n’a plus aucune utilité pour les intérêts qu’elle servaient.

La Russie a donc orienté sa diplomatie du XXIe siècle selon 2 axes (non-limitatif):

  1. Diplomatie des armes selon une politique dite de “somme nulle” (zero sum policy) destiné à équiper d’armes d’égale puissance des nations “rivales” craignant pour leur sécurité; position à laquelle s’oppose l’Etat d’Israel vis-à-vis de l’Iran ou de l’Arabie Saoudite (ou Qatar, du reste) quant à l’acquisition de centrales d’énergie atomique de 3e ou 4e révolution industrielle pouvant, le cas échéant, produire de l’uranium de grade militaire. Ce point épineux demanderait une interview entière.
  2. Diplomatie des infrastructures équipées des technlogies de l’ère IA offrant les meilleures sécurités eu égard à la performance sans égale de son réseau satellitaire GNSS (GLONASS)
  3. Diplomatie de la stabilité politique assurant aux états souverains, notamment en Afrique, une sécurité optimale et les moyens efficaces d’une lutte contre le terrorisme, par exemple

Q: Qu’appelle-t-on l’US FED “debt trap” (le piège)?

  1.  Quantitative Easing (QE – création et mise en circulation par la FED d’une plus grande quantité de monnaie)
  2. Quantitative Tightening (QT – correspond à l’inverse)

MDOK : De 2008 à fin 2017, la FED a favorisé une extension de vie ou un sursis du dollar via le QE générant typiquement une sépculation accrue au service des intérets privés plutôt que le réinvestissement dans l’économie réelle. Or, à présent que des alternatives à l’US dollar ont été créées, celles-ci permettent notamment aux marchés émergeants (IA et énergies renouvelables) mais de façon encore plus critique aux acteurs non-étatiques (petits entreprises) et étatiques ‘les Etats) des pays en développement de s’affranchir du cycle prédateur lié à l’USD via des prêts auprès de la NDB (alternative à la World Bank) et/ou AIIB. Jusqu’ici, ceux-ci sont libellés en US dollar.

Par conséquent, afin de concurrencer la Chine et la NDB en présentant Beijing comme le siège d’un Empire de l’axe du mal et hégémonique endettant les pays pour lles soumettre, la FED s’est mise à la fin de 2017 à utiliser son arme inverse au QE; c’est-à-dire le Quantitative tightening ou réduction de la quantité globale de monnaie mise en circulation. La réduction de liquidité dollar dans le système bancaire global a des conséquences domino :

  1. Les taux d’intérêts directeurs de la FED remontent, entraînant de fait la remonté des taux directeurs des Banques centrales et donc une capacité inférieure ou frilosité accrue des banques commerciales à prêter aux particuliers ou entreprises.
  2. Par ailleurs, cette remontée des taux d’intérêt FED (donc moins de dollars émis) gonfle artificiellement la valeur du Dollar.
  3. De fait, les prêts contractés auprès de la NDB, (qui sont libellés en dollar jusqu’ici)  par les agents-non étatiques (commerçants, TPE, particuliers) et agents Etatiques ont vu le poid du remboursement grimper d’autant ; un supplément souvent insupportable, accroissant par ailleurs la dette souveraine, le déficit commercial avec des conséquences directes sur le PIB, le taux de chômage et la capacité de résistance compétitive. L’espoir était donc de les décourager à emprunter auprès de la Chine afin de les ramener dans le circuit de prédation traditionnel World Bank-FMI

Si je voulais être précise, je dirais qu’un tel piège de la dette par le gonflement artificiel du dollar avait été tendu à la Russie en 2014 dans le contexte du coup organisé par la CIA sous Obama et l’UE, en Ukraine concentrant des corridors de transits énergétiques à destinatin de l’approvisionnement de l’Europe. Dans la foulée au motif fallacieux d’une agression russe en Crimée et Ukraine, des sanctions économiques et financières avaient été votées contre la Russie. Devenus 1e exportateur d’énergie en 2014, les Etats-Unis ou faction au sein de la FED poussant le projet d’évaporation des Etats-Nations avaient l’ambition, avec la connivence de l’ensemble de leur représentation régionale (UE) de remplacer la Russie comme purvoyeur exclusif ou principal d’énergie à des taux rédhibitoires. Par tradition, la Russie approvisionne l’Europe en pratiquant les taux les plus bas du marché. Constamment placée sous sanctions, les investisseurs privés et groupes énergétiques réalisent les profits en revendant les consommations au prix fort à leur communauté nationale respectives.  Le même procédé de debt trap a été appliqué à l’Iran afin de dissuader son support à la Syrie de 2012 à 2016.

Par ailleurs, une telle technique de QT avait été initiée quelques mois plus tôt, en 2013 juste après l’annonce officielle par la Chine du lancement d’OBOR ou BRI (Belt and Road Initiative) à Astana, créant une panique immédiate des pays émergeants.

Q: On dit, désormais, que la croissance mndiale ralentit. Qu’en est-il?

MDOK : A ce jour, encore plus de 70% des échanges commerciaux se font en passant par le US SWIFT system. Or, si les Etats prétendent vouloir oeuvrer à la globalisation, au véritable multilatéralisme des échanges, alors ceux-ci doivent se saisir de cette opportunité fondamentale en se servant des véhicules de paiement désormais capables de contourner le SWIFT system lié à la FED et au dollar.  Or, j’ai dit plus tôt ce qu’il en était.

Au delà de l’apparent paradoxe d’une croissance globale ralentissant mais d’une combinaison Chine-Russie largement en tête de la 4e révolution industrielle (énergie ad infinitum passant par l’hélium-3, supériorité aérospatiale dans ses applications militaires et civiles), la réalité objective en effet un ralentissement de ce que la Chine créait de 2008 à 2017 – c’est à dire la vraie richesse ayant permis à la FED d’ouvrir une période de QE pour les intérêts privés (ou pour le dire simplement, de donner au dollar un sursis.) Or, cette ère est désormais achevée. D’ailleurs, la plupart des groupes de capitaux privés les mieux avisés ou conseillés avaient commencé à liquider leur assets détenus en USD dès le 2e quarter 2016 pourune recapitalisatin en Sterlin. On peut citer RIT Partners Capital, à titre d’exemple. S’étant assurée, avec la Russie  de ne pas se faire piégée par la création du plus grand marché de l’énergie dont le contrôle monopolistique par la FED eût détruit sa capacité d’industrialisation et d’implémentation du Marshall plan à l’échelle globale, la Chine a récemment orienté son économie vers la dernière phase de sa “vision 2025” fixant 2 priorités :

  • Atteindre une position pionnière ou d’avant-guarde dans 10 domaines Hi-tech incluant la conquête spatiale, les technologies IA appliquées au domaine civil (communication dont la 5G) agriculture et médecine, biotechnologies, nanotechnologies,  les énergies renouvenables et la lutte de fléaux globaux (pauvreté, sécheresse,terrorisme, cyberthreats etc.)
  • Passer d’une nation ayant jusqu’ici fabriqué des produits (bas de gamme) “low-end” vers des biens de haute technologie “high-end” – Autrement dit – passer d’une nation- atelier du monde “Made in China” à des produits “fièrement conceptualisés, réalisés et manufacturés par la Nation Chinoise

Le ralentissement de la croissance chinoise est compensé par un marché domestique de consommation de 1.3 milliards d’habitants, tandis que les effets du ralentissement chinois sur  la croissance globale rend, de fait, les populations mais également les industries encore plus dépendantes des produits peu chers chinois et des matières premières. Par ailleurs, la Banque Centrale de Chine (PBOC) dont la sagesse a été de demeurer peu exposée au dollar en évitant l’ouverture de tous les pans de son économie aux marchés/ sytème de prédation FED et par la conversion des profits en or, a dégagé des budgets de réserve ajoutant 450 milliards de yuans ($65.5 milliards) destinés à aider les prêts matures de moyen terme  (MLF) et 750 milliards de yuan ($109.2 milliards) injectés dans le système bancaire. Toutefois, Beijing a tenu à réaffirmer ses engagnements auprès de l’ensemble de ses partenaires internationaux avec l’espoir partagé avec la Russie, les pays émergeants et l’ensemble des sociétés civiles que l’UE et d’autres pays souverains prennent le risque de commercer avec des véhicules de paiement alternatifs au dollar, y compris mnnaies natinales et crypto-mnnaies. C’est seulement à ce prix que l’on pourra parler de volonté multilatérale sincère jettant des ponts entre des civilisations respectées au sein de souverainetés nationales, de leurs intégrités territoriales respectives et rendues économiquement puissantes sur leurs continents affranchis.

Par conséquent, ce ralentissement de sa croissance (et donc de la croissance mondiale) a eu pour 1e conséquence  de provoquer la nervosité des investisseurs privés occidentaux devant la volatilité des marchés notamment de l’énergie et la recapitalisation en or ou investissements dans les nouvelles technologies (IA) avec la certitude désormais acquise que les Etats-Unis et l’UE n’avaient ni préparé la transition de l’IT à l’AI, ni réinvesti dans l’économie réelle et la formation au sein de leurs économies en plus d’avoir perdu la supériorité aérospatiale, mais au contraire, avaient favorisé une ère 2008-2017 d’hyperspéculation pour leurs intérêts particuliers. Le 45e Président des Etats-Unis d’Amérique est absolument étranger à ce naufrage. Sa position réaliste a été celle de juguler une trop large fuite des capitaux des Etats-Unis. Des investisseurs traditionnels dont l’Arabie Saoudite, la trade war, le refus de prolonger le INF treaty et désormais les campagnes de diabolisation sont mises en place tandis qu’il tente d’adapter une reconfiguration géopolitique et le lancement de plans Marshall de dimension régionale et/ou de projets d’infrastructures proposés aux Etats du monde. Celui-ci doit encore lutter au plan domestique contre une faction FED telle qu’agrégeant une architecture à l’échelle mondiale avec des capacités de nuisance aux potentialités vectorielles exponentielles eu égard aux capitaux technologiques, humains et financiers mobilisables. C’est un remarquable effort accompli, indépendamment des procès kafkaïens de connivence avec la Russie. Tout cela est un tissu de solennelles crétineries.

Q: Pourquoi les cryptocurrencies ou blockchain technology n’ont-elles pas été déclarées illégales?

MDOK: Ici, la réponse est simple. Le projet globaliste de “gouvernance planétaire” incluait la dominance globale par la dématérialisation fiduciaire au sein de la société civile humaine dite “open borders society”. De façon assez intéressante ou pour le moins, ironique, la transition vers des monnaies dématérialisées a donné naissance à des monnaies digitales (cryptocurrencies) avec une nouvelle transition aux conséquences s’avérant in fine fatales pour cette gouvernance planétaire ; aboutissant au phénomène actuel de dé-dollarisation accordant une place privilégiée aux économies n’utilisant précisément plus le dollar. Or, si nous considérons que cette dématérialisation est un changement technologique inévitable pour la soutenabilité des économies; alors celles-ci doivent adosser l’économie globale sur des contre-valeurs réelles (ex: Or). Par conséquent, la transition faisant sens nécessite un retour à l’or physique ou sous sa forme virtuelle (CryptoGold) ; autrement dit précisément la block chain  (crptocurrency) et la contre-valeur réelle correspondante que l’on y rattache.

Q : Quelles factions au sein de l’Architecture FED peut-on citer?

MDOK : Sans entrer dans une sommes de subtilités qui demanderaient également des degrés de compréhension agrégeant des raffinements à tous plans (historiques, géoculturels, géostratégiques et géoéconmiques), une  dynamique est incarnée par une faction au sein de l’architecture financière impulsée par les empires Rockefeller, Bush, intérêts privés derrière la Banque d’Angleterre associée à une ligne au sein des familles royales Saoudienne et du Qatar, proche des Frères Musulmans. Cet ensemble finance largement tous les échelons du globalisme aux plans économique et des évaporations  telles que citées plus tôt via des institutions internationales, des lobbies au sein du Congrès américain, des partis politiques, des mouvements activistes, des fondations/think tanks idéologiques, des empires économiques, des factions au sein des services de l’intelligence- de l’Armée privée (OTAN) et ensemble des programmes idéologiques (éducation, culture, religion…). On pourra donc citer, indépendamment de la notion chimérique de Parti politique et de clivage entre Démocrates et Républicains et leurs variantes au sein de cette représentatin bipartite les familles  Bush, Clinton, leurs fondations respectives, Obama, Bill Gates, la sphère de l’industrie médiatique, artistique d’Hollywood à NYC, l’ensemble des  sphères idéologiques y compris médiatiques à l’échelon régional/local (ex: l’ensemble des partis politiques européens et corps intermédiaires à l’exclusion des partis souverainistes etc. et de contrôle sur les alliés stratégiques des Etats. Toutefois, cette ligne finance également de manière homogène les partis Démocrates et Républicains à l’exception de la branche conservatrice  et souverainiste incluant le Tea Party.

D’autre part,  la lutte de pouvoir au sein de l’architecture financière dynamisée, entre autres, par les frères Koch alliés à la branche plus moderne en Arabie Saoudite (Son Altesse le Prince héritier Mohamed Bin Salman al Saud) est actuellement incarnée par le Président Donald J. Trump. Tandis que le candidat présidentiel poussé par les Frères Koch finançant largement le Tea Party, était Ted Cruz, la préférence des électeurs de la base électorale allait à Donald J. Trump, par ailleurs ami intime de Binyamin Netanyahu, lui-même ami intime du Président russe, Vladimir Putin. Cette façon unique de faire résonner la fibre patriotique et l’espoir d’en finir avec un système de spirales de dettes ayant volé aux Américains leurs souveraineté sur leur monnaie et leur armée de défense en faisant d’eux des assassins pilleurs professionnels et impérialistes aux yeux du monde, a fait pencher la balance de manière décisive. Le Président Donald J. Trump n’est ni un white supremacist, ni un Nazi, ni un Islamophobe, sexiste et tous étendards usés correspondant aux  cases crétines dans lesquelles on a cherché à “édifier les foules” pour reprendre la formule d’Aristote visant à discréditer, au delà de l’homme, la véritable vision humaniste. Il se bat actuellement contre un camp disposant de capabilités de nuisance exponentielles et au risque de sa vie, à 72 ans, tandis qu’il aurait pu mener une retraite absolument sereine. C’est un hommage de courage, d’abnégation et d’amour non seulement au héros de sa jeunesse, JFK, lequel est mort en tentant d’atteindre cette frontière, au peuple qui s’était exilé loin de la British rule mais surtout, à l’humanité toute entière dans ce millénaire qui s’ouvre. A plus d’un égard, aux côtés des Présidents Xi Jinping, Vladimir Vladimirovitch Putin et PM Binyamin Netanyahu, il est de ces hommes devant lesquels, même l’éternité s’incline ; tant celle-ci vise la restauration d’une harmonie originale de l’univers jettant les ponts entre les hommes ; non vaporisant ce qu’ils sont.

Q : Le déclenchement d’une crise financière par la FED est-il un scénario crédible?

Oui. Mais quel avantage? La provocation d’une crise financière similaire à celle ayant permis le rebasculement accru de dettes sur la tête des états ( donc des citoyens) en ouvrant une ère de quantitative easing pour les intérêts privés à partir de 2008 est révolue. Or, dans le contexte d’une nouvelle crise financière donc les cons”quences sont également écnomiques, les investisseurs privés se réfugieraient deux fois plus dans des investissements proposant de vraies contre-valeurs réelles; par conséquent, en aucun état de cause liés au dollar entraînant de fait, une surpuissance accrue de la Chine et donc du plan Marshall global.  De fait, l’architecture fiancière n’a aucun intérêt désormais à procéder ainsi. En outre, provoquer un scénario Armageddon, cette fois-ci, ne la rendrait maître de rien. Ce schéma, également, a été envisagé à l’avance par Moscou et Beijing. L’OTAN ne gagnerait pas une 3e guerre mondiale.  Biensûr, demeure l’option d’une succession de conflit d’importance réginale sur plusieurs théâtres d’opération. Or, combien de temps tient-on ainsi sans une planque à billets quantitam ad infinitum ? La Chine a désormais un marché de plus de 64% de la planète grâce à ses différents formats d’intégration économique (ex: la SCO) et partenariats via la BRI (Belt and Road Initiative ou plan Marshall à l’échelle globale) découpés en tronçons régionaux dans lesquels la Russie a elle-aussi des formats (ex EAEU). Par conséquent, ces facteurs associés à la supériorité aérospatiale-militaire et de fait, du leadership des applications civiles/ leadersip de la 4e révolution industrielle etc. ont déjà fait baissé la valeur du dollar. S’il est plus compétitif en apparence, il est surtout désormais concurrencé; autrement dit ; l’architecture financière/Militaire/idéologique sur laquelle reposait la dominance globale, qu’il s’agisse d’une faction de la FED ou d’une autre, est déjà neutralisée. C’est un échec et mat et l’aveu mathématique que le monde est déjà entré en Pax Sinica et il est à parier que l’utilisation de monnaies nationales voire crypto-monnaies (dé-dollarisation) va aller croissant. Contre toute attente, c’est Donald J. Trump qui a le bon raisonnement dépouillé des idéologies imbéciles.

 

En outre, deux sièges à la FED sont possiblement vacants. Donc, pour paraphraser le Président dont les marges de manoeuvres sont minces mais brillantes: “let’s see what happens”.

[coupure de l’interview et reprise sur la problématique du XXIe siècle]

MDOK: Par l’édition du génome humain, nous entendons un groupe de technologies permettant de modifier l’ADN d’un organisme, y compris humain, en ajoutant, neutralisant par sectionnement ou en altérant une partie chromosomique particulière du génome. L’une de ces techniques est connue sous le nom de CRISPR-Cas 9 ;acronyme valant pour “Clustered Regularly Interspace Short Palindromic Repeats associé à la protéine 9”. Il s’agit donc de neutraliser de “mauvais” gènes responsables de certaines pathologies y compris mentales ou de dégénérations cellulaires telles que dans le cas de la maladie d’Alzheimer. Autrement formulé, le pouvoir d’altérer la fonction mémorielle (immédiate ou instinctive) peu ou mal compensée par les sens et d’autres zones malgré une certaine plasticité, est naturellement en jeu. Or, dès l’instant qu’il est possible d’ajouter, neutraliser, altérer le souvenir immédiat ou de l’effacer; ce sont également les moyens de construire ou retrouver le souvenir (altération de la fonction mémorielle) qui sont détruits. Dès lors, que vaut le sentiment de peine (injustice)? Que vaut en réalité, selon les différents registres référentiels (moral ou spirituel, légal etc), la sur-capacité d’entendement du cerveau humain transcendant le continuum espace-temps, s’il perd la mémoire de s’être fait battre ou gazé lors d’une manifestation? Et pourquoi manifesterait-il, si celui-ci n’a plus la notion du sentiment d’injustice? En d’autres termes encore, que vaut sa liberté dès l’instant que le cerveau humain n’est plus capable de formuler des catégories d’entendement et des chemins logiques de raisonnement en fonction du sentiment de manque (de peine morale ou physique ou de lien affectif y compris filial ou à une terre)? Que devient sa construction de la réalité, si le réel n’est plus appréhendable ou devient un univers définitivement diffus ; perdu entre réalité objective et réalité virtuelle? Concernant les différents registres dits d’opposition des valeurs  platoniciennes (le profane, le sacré,  le vrai, le mensonge, le bien, le mal, le juste, l’injuste etc)- s’il il n’y a plus de notion d’injustice, alors que valent les capacité de compréhension, de prise sur le réel et d’anticipation qui sont altérées ou neutralisées annihilant, de fait, toute possibilité de représailles? Plus de 40 expériences financées par des laboratoires pharmaceutiques privés sont actuellement menées à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) sur des micro-échantillons de cellules humaines (biochips) étudiées in vivo (3D) et placées dans un environnement de micro-gravitation. Dans l’espace, notamment  proche (ou outer space), la micro-gravité accélère le phénomène de vieillissement des cellules humaines. D’autres technologies, cette fois-ci d’implants sous-cutanés développés par exemple par Elon Musk (SpaceX) ou Google (Alphabet), estiment à moins de dix ans ce type de puces (chips) renfermant le big data d’un individu est déjà vivement encouragé par certaines compagnies britanniques pour leurs employés au motif de sécurité. Or, derrière les arguments de sécurité et d’ augmentation considérable du savoir et des compétences du cerveau humain, que se cache-t-il? Quelle intimité demeurera-t-il à l’individu. Que devient la liberté humaine si le rationnel ou le vrai sont instillés (fabriqués/inventés) par l’altérité et instillés malgré soi? Expliquera-t-on que tous ces dispositifs sont des nécessités dans la lutte anti-terroriste ou contre la Chine, la Russie rouge ou que sais-je? Et pourquoi dis-je Russie ou Chine? Parce que, je l’ai dit plus tôt,  le XXe siècle était celui de la physique, définitivement gagné par la Russie. Or, le XXIe siècle ne sera ni celui du spirituel, de la femme ou que sais-je encore. Il est celui du génome. Voilà pourquoi Google (Alphabet) a récemment investi dans la construction d’un centre de recherche sur la mémoire à Paris, tandis que l’État Français (ou plutôt les capitaux privés Anglo-européens pro-globalistes), va financer un complexe résidentiel pour personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.Toutefois, le leadership sur les technologies du macrocosmos (domaine aérospatial) donne une avance assez peu comparable dans le domaine du microcosmos, eu égard à la maîtrise de certaines nanotechnologies, entre autres.

(fin du passage extrait de l’interview….)

©Mylene Doublet O’Kane, Jan 26, 2019.

MD O’Kane is an Israeli postgraduate in Philosophy, a teacher and an independent analyst in geo-politics.

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